Chapitre 6 : Le dessert

Le 19/02/2020
Pour les deux derniers jours de notre voyage, nous avons retenu un programme de choix : Une infusion concentrée de Shiraishi avec un nuage de Furuta, accompagné d’Onsen…
Mercredi, avant dernier jour, nous sommes allés voir Shiraishi Sensei au HonbuDojo le matin et à Kashiwa (ChuoTaikukan) le soir, avec au milieu une séance de bains chauds et massage.

Guerrier-pacifiqueLe travail du jour a été, de ce que j’en ai compris, sur la douceur, la continuité et les changements de rythme. Shiraishi sensei insiste beaucoup sur le fait de faire vivre une bonne expérience à Uke (jusqu’au moment où cela se passe mal si la problématique duelle n’a pas été résolue).

La douceur : Il s’agit de ne pas mobiliser la force, les muscles doivent rester relâchés, le touché extrêmement léger, de type haptonomique. Par cette légèreté (« gentletouch, easyyou can do »), Tori se met en relation avec l’ensemble du corps de Uke (voir surement plus que seulement son corps). La douceur (« softness, gentletouch, kindness » jalonnent le discours de Shiraishi) est la base du travail de mise en relation dans l’approche de Shiraishi. C’est une façon d’accueillir Uke en soi pour mieux le contrôler, et le faire voler ensuite diraient certains. Mais je pense que c’est aussi une façon de laisser sa chance à la paix, de reculer au maximum l’échéance de la rupture. Qui n’a jamais vécu cette situation toujours un peu étrange où, resté calme pour une fois, notre interlocuteur en colère se calme de lui-même ? Ne pas laisser prise à l’opposition. Mais ça ne suffit pas toujours, donc ce principe seul n’est pas suffisant.

La continuité : On a souvent l’habitude de pratiquer nos techniques pas à pas, prenant le temps de nous recentrer, de corriger notre position d’un temps fort à un autre. Mais l’approche de Shiraishi est différente. Comme l’essentiel du travail est centré sur l’expérience d’Uke, avoir une position parfaite est moins importante que la fluidité et la continuité du mouvement. Shiraishi insiste beaucoup sur le fait que l’équilibre d’un pratiquant statique est fragile par rapport à celui d’un pratiquant en marche. De même la mobilité douce permet de cacher à la perception d’Uke les micro-déséquilibres auquel il est soumis, chacun plus amplifié que le précédent jusqu’à la chute finale.

Le changement de rythme : Je n’ai pas trop travaillé sur ce principe qui est un peu au-delà de ma maîtrise actuelle. Disons que chaque principe reprend le précédent en y ajoutant une nuance (je parlais de continuité douce précédemment). Il est à noter que ce changement de rythme ne doit pas s’effectuer brusquement sous peine d’être « explicite » et anticipable par un Uke entrainé. Il faut de la continuité dans l’accélération pour surprendre et arriver à une situation désagréable absolument pas imaginable par Uke la seconde d’avant.

Bien sûr, cette pratique n’est pas faite pour apprendre à se battre, c’est plutôt une méthode de progression personnelle. Il faut être absolument convaincu que l’établissement d’un calme intérieur inébranlable (qui est selon moi l’un des piliers de la pédagogie Shiraishi) se traduira par un apaisement concret dans le monde réel, pour trouver du sens à ces exercices.
Si la finalité martiale de cette pédagogie est difficilement perceptible au premier abord, pour avoir bénéficié de quelques frappes « en douceur » par Shiraishi sensei, je ne doute pas de sa terrible efficience à long terme.

Pour ce qui est des bains, j’ai eu le malheur de répondre au masseur qui me questionnait sur l’intensité souhaitée « Bujinkan, don’t be afraid ! ». Encore une fois où j’aurais mieux fait de me taire ! Mais peut-être qu’arriver tout vermoulu et étiré au cour du soir a été une chance pour travailler dans la bonne direction.

Chapitre 5 : Le test

C’est par une très belle matinée au ciel pur et à l’air doucement rafraichissant que nous sommes partis pour le Honbu Dojo assister à un nouveau cours de Shiraishi sensei. Applicant le principe « early is not soon enough », nous arrivons bien en avance (pour une fois…). Il faut dire que pour m’en assurer j’avais soumis Damien à un rétro-planning serré dès son lever, tenant compte tout de même d’une halte à la boulangerie Délifrance… Or en arrivant, nous ne trouvons que quelques élèves désemparés. Shiraishi sensei n’est jamais en retard, il arrive même très souvent avec une heure d’avance (et nous gratifie alors d’une session « pré-training, easy you can do »). Le temps passe, 10h passe et toujours personne. Les premiers commencent à partir. Échangeant avec Alex (Alexander, un ninja viennois épicurien et farouchement sur la voie du guerrier pacifique, bref « un copain de promo »), celui-ci me dit que c’est une épreuve de patience et nous plaisantons sur le thème « when the time is right, the sensei shows up ». On se regarde tour à tour avec Damien et c’est vrai que le temps s’étire, il ne reste plus que quelques élèves.  Au moment pile où nous cédons à notre tour, avant même d’avoir fait ne serait-ce qu’un pas, Shiraishi sensei franchit l’angle du mur du Honbu Dojo dans sa Prius un peu décatie et au coffre surchargé. Et là, festival !Shiraishi

Shiraishi n’a pas d’élève, il nous appelle tous « friend ». Or depuis ce matin-là, que ce soit par « embarras » pour son retard lié à un motif personnel ou en reconnaissance du « tri » effectué parmi les participants, je pense que nous sommes passés dans la catégorie « close friends ». Un cours magique à 6 autour d’un grand sage, nous racontant sa vie entre deux techniques, un « easy, you can do » et un « be gentle, very sneaky ». Et dire que nous avions failli passer à côté avec Damien, ou peut-être que non. Après tout, c’est le genre de moment qui nous fait dire que « c’était écrit ». Mektoub.

Le soir nous sommes allés voir Noguchi sensei. Le dojo était bondé de monde. Il était très difficile d’exécuter les techniques complexes présentées, parfois un peu alambiquées pour un novice de mon acabit (3 tsuki suivis d’un coup de pied, avec Tori virevoltant). De même les traductions simultanées en anglais et en espagnol ne facilitaient pas la compréhension. J’ai pu travailler pour ma part avec un Shihan allemand et bénéficier de quelques conseils de Darren sensei qui semblait assister Noguchi sensei dans la gestion de la séance et dont la stature est conforme à la légende. Au final, je ne suis pas sûr d’être capable d’en ramener grand-chose au Dojo de Mennecy mais c’était une expérience à vivre !

Frédéric

Chapitre 2 : L’épreuve

Le 14/02/2020 

J’ai conscience que ce pèlerinage martial à Tokyo est une forme bénigne de crise de la « quarantaine », ce milieu de vie où l’on sent le feu de la jeunesse s’éloigner sans percevoir encore la lumière et la sagesse des jours à venir. C’est une période où l’on se (com)plait à explorer les contours parfois encore sensibles au toucher de nos choix passés.

lemniscateChoisir c’est renoncer, c’est s’amputer d’un possible pour donner vie. En l’occurrence le ninjutsu m’a offert l’occasion de planter un greffon dans le moignon d’une branche coupée il y a 25 ans. Et même si ce choix n’en était pas un, même s’il s’agissait plutôt d’une évidence viscérale, je rends grâce à Cédric et à Damien de me permettre de sentir que ce possible n’est pas tout à fait mort (qui n’aime pas avoir le beurre et l’argent du beurre ? même si ce n’est qu’une partie de cet argent, je prends !).

Ce voyage au Japon revêt aussi à n’en pas douter un caractère initiatique. Or bien rares sont les traditions à ne pas associer initiation et passage dans les flammes, dans un creuset, une descente aux enfers. Pour moi c’est arrivé à la Saint Valentin, mais rien à voir avec Cupidon que je ne remercierai jamais assez pour son tir ajusté.

image oniDe cette journée, je retiens qu’un guerrier qui n’utilise pas ses outils extraordinaires pour combattre ses propres démons en devient un. Il devient en quelque sorte un contresens initiatique. Il emprunte alors une voie sombre, bordée de suivants dociles au milieu de rivaux à dominer.

La bonne nouvelle c’est qu’il est possible d’accoucher d’une école de guerriers pacifiques après la Mandchourie, nul n’est jamais définitivement hors d’atteinte de l’illumination.

Frédéric

Dixième voyage au Japon

Me voilà au Japon, pour un dixième voyage. C’est le troisième durant lequel je pratique le ninjutsu du Bujinkan. Certains diront que je suis en terrain connu mais aujourd’hui j’ai acquis la conviction que l’on est jamais au bout de nos surprises même après tant d’années.

Aussi bien sur la société et la culture japonaise que sur le ninjutsu, on pourra dire que le voyage aura été pour le moins enrichissant.

Malgré quelques petits soucis physiques, j’ai pu me rendre aux cours de Nagato, Nagasé et Shiraïshi.

Chaque cours a été l’occasion de constater « le chemin parcouru » mais également ce qui reste à assimiler, ce qu’il faut « ressentir » pour parvenir au contrôle.

Malgré des cours et des méthodes d’enseignement différents, j’en ai tiré un dénominateur commun qui est le Mutô Dôri.

Le Mutô Dôri… Typiquement le genre de mot japonais qu’on me demande souvent de traduire mais qui ne se résume pas à un seul mot.

Véritable alchimie (dédicace à Cédric) entre l’équilibre, la posture, la distance, le kûkan (l’espace ou le vide en japonais), le timing, etc … Le Mutô Dôri est ce vers quoi on doit aspirer car il permet un contrôle absolu.

Grâce à Hatsumi Soké et les différents Daï Shihan, j’ai confirmé cette impression que le Mutô Dôri ouvre un champ de possibilité infini à tôri alors que uké se voit entravé dans ses mouvements, confiné dans son corps, déstabilisé dans son esprit, et ébranlé dans ses certitudes…

Je me rappelle que durant ma première expérience au Honbu Dôjô ce qui m’a le plus marqué, c’est l’état de sérénité qu’affichaient Soké et les Daï Shihan. J’ai l’intime conviction que cela est dû en grande partie au Mutô Dôri : après tout, quand on contrôle notre corps, notre espace et donc tout ce qui nous entoure, de quoi peut-on avoir peur ?

Le Mutô Dôri a quelque chose d’hypnotique. Il est vraiment dommage de ne pas avoir vu Hatsumi Soké à l’œuvre et de ne pas avoir pu entendre le ressenti de ses différents uké.

Sur un plan plus personnel encore, je repars du Japon demain avec la satisfaction d’avoir un meilleur « feeling » et de moins forcer les choses (grâce à cela, j’ai moins l’impression d’être dans le brouillard a essayer de chercher ce dont j’ai besoin), et aussi la satisfaction d’avoir pu partager quelques expériences avec d’autres ninjas de notre dojo (le onsen en groupe, ‘y a rien de mieux pour le buyû ^_^ ; ).

Bisous à tous.
Mikael

Premier voyage au Japon

12/02/2020 L’arrivée au Japon
Il est des lieux, rares, qui vous marquent en profondeur au premier contact. Pour ma part cela passe souvent par un sens particulier. Je me souviens par exemple de mon premier pas en Afrique, au sortir de l’avion. La première bouffée d’air chargé de cette odeur a teinté mon âme de manière indélébile, irréversible.

Pour le japon, il s’est agi de la vue. Après 15h de vol j’ai ouvert le store à la demande du personnel, les yeux encore embués d’un sommeil quitté trop vite et à contre-cœur.

Mont Fuji

Mont Fuji

Et ma première vision du japon a été ce volcan découpé dans la lucarne du hublot. Était-ce un restant d’état onirique, une projection inconsciente ou simplement l’effet du décalage horaire sur mon cerveau étonné de trouver le jour là où devrait être la nuit ? Je me souviens m’être dit, incrédule : « Mais tout ce qu’on raconte sur ce mont est vrai ! ». Il s’agit d’un lieu véritablement vivant à la majesté surnaturelle.

 

Un peu perdu, j’ai suivi Damien dans les méandres du métro pour rejoindre Kashiwa, admiratif du système ferroviaire nippon (moi qui suit un ancien cheminot…)… et des japonais. Personne pour doubler, resquiller ou chercher à s’imposer. On est vraiment très loin des quais du RER D à gare du nord. Et c’est bon. Je sens bien que je dérange vaguement, que mes manières de gaijin respectueux demandent à s’affiner. Mais la foule, même dense, a perdu son caractère oppressant.
Au Japon, quelque part, on se coupe du stress grégaire de nos rotations quotidiennes, de la pression professionnelle et de la plupart de nos obligations. C’est peut-être une parenthèse régressive et ressourçante à cette époque ou notre pulsion de vie écrasait tout, où nous étions libres de consacrer toute notre énergie à notre propre édification.

13/02/2020 : Premiers cours au Hombu dojo
Au matin nous partons pour le Hombu Dojo (le dojo central du Bujinkan, fondé par Hatsumi sensei) et rencontrons Furuta Sensei. Je pourrais vous parler de notre travail sur le toucher léger, la saisie sans attraper, voire le contrôle de Uke sans utiliser ses mains, très intéressants à mon niveau au demeurant, mais au final ce qui m’a le plus 

Frédéric-yari

A la fin du cours nous avons pu porter -avec précautions- une véritable yari (lance) du dojo de sensei

nourrit ne se trouve pas dans ce qui a été dit ou dans ce que j’ai pu faire en cherchant futilement à reproduire ce qui nous avait été présenté. 

Non, pour moi, la nourriture principale est venue de deux éléments : La façon dont Furuta sensei habite l’espace, le condense et le relâche dans le temps… Et aussi du sol en paille de riz. C’est fou comme on travaille la souplesse de ses ukemis sur ce support pourtant bien plus souple qu’un trottoir !

Le fait d’avoir consacré 2 heures à différents éléments du taï jutsu a exaucé mes besoins d’expérimentation physique et m’a rendu bien plus disponible ensuite au travail quasi uniquement spirituel de Shiraishi sensei le soir même. Loin d’être un « sneaky ninja » je n’en finis pas moins cette journée un tout petit peu plus humble et plus libre..  et en ayant fait l’agréable connaissance de 3 ninja venus de Vienne.

Frédéric

Le travail et la vision

Quelques réflexions sur notre art et comment l’on progresse dans notre pratique.

sculpture-etapes

L’œuvre d’art peut naître d’un appel intérieur, un besoin de découvrir et exprimer cette part de nous-même qu’on ne connaît pas encore, ou simplement d’une envie de réaliser quelque chose, de s’expérimenter dans la matière.

Si l’on fait un parallèle avec la sculpture : je sais d’où je pars, avec quelle matière première -le bois par exemple- et quels outils je vais utiliser, puis je vais appliquer des techniques de base, qui vont me permettre d’avancer de la matière brute vers l’œuvre d’art.

Quand je commence, j’applique les techniques apprises, mais aucun coup de scie, de ciseau ou de gouge, ne donne le résultat final. Chaque mouvement ne fait sens qu’envisagé dans l’ensemble de la démarche.
Cela peut être frustrant, en particulier au départ, car aucune forme ne se dessine et l’on ne peut mesurer l’avancée par les « résultats obtenus ». Il faut alors avoir toute confiance en notre vision.

Ce qui va guider mon travail c’est la vision : vers quoi désirai-je aller, quelle idée, quelle forme vais-je exprimer ?sculpture-croquis
Cela me
donne la direction, même s’il est probable que cette idée ou cette forme évoluent au fil du processus de création : transformé par le chemin emprunté, je deviens une personne différente à mesure que j’avance. Et la personne que j’étais au démarrage serait probablement surprise du résultat final et de qui je suis devenu.

Dans notre art, le sensei et le senpai jouent un rôle crucial, car ils ont déjà parcouru leur propre chemin et peuvent partager leur propre vision, pour que l’on ait une idée de la direction et que l’on perçoive les étapes franchies et celles qui restent à franchir. Ils peuvent aussi nous éviter des écueils, des égarements, voire du découragement, et nous soutenir quand on rencontre un obstacle.

Dans votre pratique ne cherchez pas de résultat immédiat, travaillez vos bases et polissez-les, jusqu’à ce qu’un « résultat » surgisse. Ce dernier a d’ailleurs peu d’importance, il n’est que le révélateur d’un processus de transformation intérieure.
L’essentiel est de parcourir le chemin pour se transformer.

En conclusion :

compostelle

Du pèlerin qui arrive à Compostelle, peut-on dire que c’est son dernier pas qui l’a mené à sa destination ? Ou est-ce chacun de ses pas depuis qu’il s’est mis en route ?

Et l’important n’est pas d’arriver à destination, mais de cheminer… en ayant une vision de la direction que l’on veut suivre. Alors marchons les amis !

A bientôt,
Damien

PS : je pars au Japon le 11 février, en compagnie de Frédéric, retour prévu le 21. Là-bas nous y retrouverons Julia et très probablement Mikaël. Nous vous donnerons des nouvelles régulièrement pendant ce séjour.
Cédric continue à assurer les cours à Mennecy pendant les vacances scolaires, avec les ceintures noires du club, profitez-en un maximum 😉

Stage Retour Japon les 11 et 12 mai 2019

Ça y est enfin, depuis le temps qu’on demandait à Cédric d’animer un stage !
Nous avons la chance de l’avoir un week-end entier à Mennecy (91), pour nous aider à percer les secrets du mouvement naturel et de l’énergétique appliquée aux arts martiaux.

Si vous êtes animé par la recherche d’une compréhension intime de la nature humaine, les arts martiaux sont un outil fantastique… comme tout outil on doit savoir comment l’utiliser et ce que l’on veut en faire.

Ce stage est ouvert à tous, ninjas débutants ou confirmés, mais aussi à tous les cherchants, que vous ayez déjà une pratique corporelle ou non.
(pour les non licenciés à la Fédération de Ninjutsu, une assurance sera fournie pour le week-end, moyennant 5€ de supplément).

En pratique :

Quand ?
– Samedi 11 mai de 10h à 18h
(prévoyez d’arriver en avance, le dojo sera ouvert à partir de 9h)
– Dimanche 12 mai de 10h à 17h

Ou ?
Au dojo de Mennecy, avenue de Villeroy – 91540 Mennecy
(préfabriqué face à la gendarmerie en haut de l’avenue)

Matériel :
Vêtements : tenue ninja ou survêtement + t-shirt neutre + chaussettes
Repas : vous pouvez emporter votre repas ou acheter quelque chose sur place (restauration à emporter à moins de 10 minutes en voiture). Si le temps le permet nous pouvons manger dans le parc attenant. L’eau sera fournie, ainsi que thé / café.

Tarifs :
70 euros
ou 40 euros pour une seule journée
(+5€ d’assurance pour les non licenciés FFST)
Réservez votre place

Un nouveau shihan chez les ninjas91

Vendredi soir, lors de notre dernier cours avec Soke, ce dernier nous a fait l’honneur de m’accorder le dixième dan, et donc le titre  de Shihan, que l’on peut considérer comme une reconnaissance de l’implication dans la pratique et la transmission du budo. Ce titre pourrait d’ailleurs se traduire par “maître” ou “modèle”.
Comme toujours au Japon, le grade accordé n’est pas une forme de consécration, la validation d’un niveau, mais plutôt une invitation à travailler encore plus afin d’en devenir digne.

Mon travail maintenant c’est d’emmener tous les Shidoshi du club vers ce grade.
Et vous les Shidoshi votre rôle est d’amener tous les élèves jusqu’au Godan test.

On retrouve là le sens de la tradition, chacun pouvant transmettre à ceux qui suivent : on retrouve la relation sempai/kohai et sensei/deshi, les derniers pouvant s’élever grâce aux enseignements des premiers, qui sont en mesure de leur montrer un chemin qu’eux-mêmes ont parcouru.

Si vous voulez aller quelque part, le bon sens est de choisir une personne en qui vous avez confiance et qui est déjà allé voir ce quelque part (ou en est plus proche que vous, ne serait-ce que d’un pas) et de vous fier à ses indications.
Et au Bujinkan nous avons la chance d’avoir un des grands maître des arts martiaux encore vivant pour nous guider.

Notre art est une voie extraordinaire, une voie de travail pour toute une vie. Elle vous mènera à des endroits dont vous n’aviez même jamais imaginé qu’ils puissent exister… en vous-même.

Amitiés,
Damien

Calligraphie de Soke Masaaki Hatsumi
réalisée cette semaine :
Calligraphie Soke Masaaki Hastumi

– Continuer/persévérer

 

– La voie du nin (endurance/grande patience)

 

– Améliorer

 

– Les arts martiaux

La nuit des sports de Combat école Polytechnique

 N91

Le mercredi 9 Avril nous sommes conviés à la soirée de démonstration de sports de combat et d’art martiaux à l’école Polytechnique.

C’est une soirée habituellement très conviviale. Nous y sommes tous invités pour nous entraîner et transmettre quelques bases aux élèves de X  qui le souhaitent.

C’est aussi la possibilité d’échanger avec d’autres clubs martiaux.

Bien à vous.

Cédric