Fermeture des salles

Bonjour,

Suite à l’arrêté préfectoral du 17 octobre dernier, « Les ERP de type X (salles de sport, gymnases et équipements sportifs couverts) seront fermés au public. » et cela jusqu’à nouvel ordre.

Nous n’aurons donc pas accès au dojo et au tatami pendant un moment.

Pour les plus courageux nous pouvons encore pratiquer en extérieur, tant que cela reste dans des horaires qui permettent de respecter le couvre feu.

Pensez aussi à vous entraîner chez vous : renforcement musculaire, assouplissements, respiration, postures et déplacements.

On se tient au courant au quotidien sur le groupe WhatsApp, à bientôt j’espère !

Amitiés,

Damien

Vacances de la Toussaint 2020

Bonjour,

En cette période assez particulière, continuer à pratiquer de façon régulière notre art mobilise fortement notre sens de l’adaptation aux situations.

Mais nous tenons bons, malgré le port du masque, les protocoles à respecter, la limitation du nombre de personnes en réunion, et maintenant le couvre-feu.

Au vu des dernières informations voici ce qui se profile pour les vacances de la Toussaint :

Soisy : le dojo est fermé à partir de 20h30 ET pendant les vacances scolaires, donc pas de cours jusqu’à nouvel ordre.

Mennecy :
Nous maintenons les cours du samedi à 10h et du dimanche (pour les avancés) à 10h30

En semaine, nous proposons de faire cours de 19h30 à 20h30 pour que vous ne soyez pas embêtés en dépassant l’heure de couvre-feu.

Si vous n’êtes pas encore inscrit sur le groupe WhatsApp, pensez à m’envoyer un SMS au 06 19 02 21 37 pour que je vous ajoute. Cela vous permettra d’avoir les informations au quotidien.

À bientôt, amitiés

Damien

PS : ce dimanche (18/10) exceptionnellement je ne serai pas là.

Edit : la mairie de Mennecy autorise les entraînements tant que les horaires permettent à chacun d’être rentré chez soi avant 21h

Info sur les cours

Bonjour,

Pour information :

Changements d’horaires :

Le cours du vendredi à Soisy démarre à 20h30, et se termine comme avant, à 22h.

Important inscriptions :

Pour ceux qui n’ont pas encore complété leur inscription, merci de faire le nécessaire la semaine prochaine pour être à jour :

  • Formulaire d’inscription
  • Chèque(s) de règlement
  • Certificat médical ou questionnaire de santé
  • Signature du formulaire d’assurance (en début ou fin de cours)

Nous allons faire les demandes de licences la semaine suivante : ceux qui ne sont pas à jour n’auront donc pas leur licence et ne seront plus autorisés à monter sur le tatami.

Bonne soirée, amitiés

Damien

Protocole COVID-19

Bonjour,

La mairie de Soisy-sur-Seine nous a donné accès aux locaux sous conditions que le club mette en place un protocole COVID, et que chaque adhérent s’engage à le respecter.

Vous pouvez le télécharger ici :  Protocole Sanitaire COVID-19

Pour les pratiquants de Mennecy je vous demanderai aussi de le lire, et de suivre celles qui peuvent s’appliquer à nos locaux.

Une version papier sera disponible sur place, et il vous sera demandé de signer la feuille indiquant que vous en avez bien pris connaissance.

Je sais que c’est assez contraignant, mais l’art du ninja est de savoir s’adapter aux situations les plus extrêmes (on a donc encore de la marge) , et le plus important est de pouvoir continuer à nous entraîner dans de bonnes conditions, et en prenant soin les uns des autres.

A bientôt, amitiés,
Damien

Rentrée 2020

Forum des associations – samedi 05 septembre

Cette année nous serons présents uniquement au forum des associations de Mennecy.

Démonstration à 11h00 en extérieur (environ un quart d’heure).

Adresse : Tennis Club – 62 boulevard Charles de Gaulle à Mennecy


Reprise des cours

Les cours reprennent dès lundi 07 septembre.

Vous pouvez consulter les horaires sur la page Horaires & Tarifs.

Prévention Covid : les municipalités et la fédération nous demandent de mettre en place un protocole de prévention. Nous vous le partagerons dès qu’il aura été validé.

Convocation à l’assemblée générale du 27 juin 2020 à 14h en WebConference

Chers amis et adhérents,

J’ai le plaisir de vous informer que la prochaine Assemblée Générale Ordinaire de notre association se tiendra le samedi 27 juin 2019 à 14h sur zoom.

L’adresse de la reunion est https://us04web.zoom.us/j/78481394366?pwd=ZkVYYXdzbzZTY2p5OW56eXIvVElyQT09

L’ordre du jour retenu est le suivant :

  • Rapport moral et financier du Président ;
  • Approbation du budget ;
  • Organisation des cours;
  • Renouvellement du conseil d’administration ;
  • Questions diverses.

Votre présence est naturellement plus que souhaitée, toutefois, si vous n’êtes pas en mesure d’assister à l’Assemblée Générale, le vote par procuration est autorisé.
Vous trouverez ci-joint 

Vous pourrez ainsi vous faire représenter par un adhérent de votre choix.

Je vous rappelle que seuls les membres à jour de leur cotisation peuvent participer à l’Assemblée Générale Ordinaire.

Au plaisir de vous retrouver nombreux sur le tatami, avant et/ou pendant l’Assemblée Générale.

Le président

Pierre-André Paumelle

Chapitre 6 : Le dessert

Le 19/02/2020
Pour les deux derniers jours de notre voyage, nous avons retenu un programme de choix : Une infusion concentrée de Shiraishi avec un nuage de Furuta, accompagné d’Onsen…
Mercredi, avant dernier jour, nous sommes allés voir Shiraishi Sensei au HonbuDojo le matin et à Kashiwa (ChuoTaikukan) le soir, avec au milieu une séance de bains chauds et massage.

Guerrier-pacifiqueLe travail du jour a été, de ce que j’en ai compris, sur la douceur, la continuité et les changements de rythme. Shiraishi sensei insiste beaucoup sur le fait de faire vivre une bonne expérience à Uke (jusqu’au moment où cela se passe mal si la problématique duelle n’a pas été résolue).

La douceur : Il s’agit de ne pas mobiliser la force, les muscles doivent rester relâchés, le touché extrêmement léger, de type haptonomique. Par cette légèreté (« gentletouch, easyyou can do »), Tori se met en relation avec l’ensemble du corps de Uke (voir surement plus que seulement son corps). La douceur (« softness, gentletouch, kindness » jalonnent le discours de Shiraishi) est la base du travail de mise en relation dans l’approche de Shiraishi. C’est une façon d’accueillir Uke en soi pour mieux le contrôler, et le faire voler ensuite diraient certains. Mais je pense que c’est aussi une façon de laisser sa chance à la paix, de reculer au maximum l’échéance de la rupture. Qui n’a jamais vécu cette situation toujours un peu étrange où, resté calme pour une fois, notre interlocuteur en colère se calme de lui-même ? Ne pas laisser prise à l’opposition. Mais ça ne suffit pas toujours, donc ce principe seul n’est pas suffisant.

La continuité : On a souvent l’habitude de pratiquer nos techniques pas à pas, prenant le temps de nous recentrer, de corriger notre position d’un temps fort à un autre. Mais l’approche de Shiraishi est différente. Comme l’essentiel du travail est centré sur l’expérience d’Uke, avoir une position parfaite est moins importante que la fluidité et la continuité du mouvement. Shiraishi insiste beaucoup sur le fait que l’équilibre d’un pratiquant statique est fragile par rapport à celui d’un pratiquant en marche. De même la mobilité douce permet de cacher à la perception d’Uke les micro-déséquilibres auquel il est soumis, chacun plus amplifié que le précédent jusqu’à la chute finale.

Le changement de rythme : Je n’ai pas trop travaillé sur ce principe qui est un peu au-delà de ma maîtrise actuelle. Disons que chaque principe reprend le précédent en y ajoutant une nuance (je parlais de continuité douce précédemment). Il est à noter que ce changement de rythme ne doit pas s’effectuer brusquement sous peine d’être « explicite » et anticipable par un Uke entrainé. Il faut de la continuité dans l’accélération pour surprendre et arriver à une situation désagréable absolument pas imaginable par Uke la seconde d’avant.

Bien sûr, cette pratique n’est pas faite pour apprendre à se battre, c’est plutôt une méthode de progression personnelle. Il faut être absolument convaincu que l’établissement d’un calme intérieur inébranlable (qui est selon moi l’un des piliers de la pédagogie Shiraishi) se traduira par un apaisement concret dans le monde réel, pour trouver du sens à ces exercices.
Si la finalité martiale de cette pédagogie est difficilement perceptible au premier abord, pour avoir bénéficié de quelques frappes « en douceur » par Shiraishi sensei, je ne doute pas de sa terrible efficience à long terme.

Pour ce qui est des bains, j’ai eu le malheur de répondre au masseur qui me questionnait sur l’intensité souhaitée « Bujinkan, don’t be afraid ! ». Encore une fois où j’aurais mieux fait de me taire ! Mais peut-être qu’arriver tout vermoulu et étiré au cour du soir a été une chance pour travailler dans la bonne direction.

Chapitre 5 : Le test

C’est par une très belle matinée au ciel pur et à l’air doucement rafraichissant que nous sommes partis pour le Honbu Dojo assister à un nouveau cours de Shiraishi sensei. Applicant le principe « early is not soon enough », nous arrivons bien en avance (pour une fois…). Il faut dire que pour m’en assurer j’avais soumis Damien à un rétro-planning serré dès son lever, tenant compte tout de même d’une halte à la boulangerie Délifrance… Or en arrivant, nous ne trouvons que quelques élèves désemparés. Shiraishi sensei n’est jamais en retard, il arrive même très souvent avec une heure d’avance (et nous gratifie alors d’une session « pré-training, easy you can do »). Le temps passe, 10h passe et toujours personne. Les premiers commencent à partir. Échangeant avec Alex (Alexander, un ninja viennois épicurien et farouchement sur la voie du guerrier pacifique, bref « un copain de promo »), celui-ci me dit que c’est une épreuve de patience et nous plaisantons sur le thème « when the time is right, the sensei shows up ». On se regarde tour à tour avec Damien et c’est vrai que le temps s’étire, il ne reste plus que quelques élèves.  Au moment pile où nous cédons à notre tour, avant même d’avoir fait ne serait-ce qu’un pas, Shiraishi sensei franchit l’angle du mur du Honbu Dojo dans sa Prius un peu décatie et au coffre surchargé. Et là, festival !Shiraishi

Shiraishi n’a pas d’élève, il nous appelle tous « friend ». Or depuis ce matin-là, que ce soit par « embarras » pour son retard lié à un motif personnel ou en reconnaissance du « tri » effectué parmi les participants, je pense que nous sommes passés dans la catégorie « close friends ». Un cours magique à 6 autour d’un grand sage, nous racontant sa vie entre deux techniques, un « easy, you can do » et un « be gentle, very sneaky ». Et dire que nous avions failli passer à côté avec Damien, ou peut-être que non. Après tout, c’est le genre de moment qui nous fait dire que « c’était écrit ». Mektoub.

Le soir nous sommes allés voir Noguchi sensei. Le dojo était bondé de monde. Il était très difficile d’exécuter les techniques complexes présentées, parfois un peu alambiquées pour un novice de mon acabit (3 tsuki suivis d’un coup de pied, avec Tori virevoltant). De même les traductions simultanées en anglais et en espagnol ne facilitaient pas la compréhension. J’ai pu travailler pour ma part avec un Shihan allemand et bénéficier de quelques conseils de Darren sensei qui semblait assister Noguchi sensei dans la gestion de la séance et dont la stature est conforme à la légende. Au final, je ne suis pas sûr d’être capable d’en ramener grand-chose au Dojo de Mennecy mais c’était une expérience à vivre !

Frédéric

Chapitre 4 : Le repos du guerrier

Le 16/02/2020 : Visite au Bujinkan Office

thinking-ninjaAfin d’éviter d’être mangé tout cru par le faire et le vouloir, il est important de ménager des respirations dans la pratique.
Ce n’est d’ailleurs pas si « inopératif » qu’il n’y parait, certaines fonctions agissant mieux en backoffice quand la conscience n’est pas sans cesse monopolisée par un présent trop intense. On digère mieux après un repas pantagruélique lors d’une bonne sieste pas vrai ?
C’est donc consciencieusement que je me suis appliqué à faire une vraie grasse matinée (alors que, boosté par ce séjour, je dors entre 2h30 et 4h par nuit le reste du temps !!!)

L’après-midi, nous sommes allés chercher les différents diplômes obtenus au sein de notre clan. C’est toujours un moment de fierté, un peu comme si les dan accordés (et donc reconnus) renforçaient l’aura du clan. En tout cas il est certains que plus il y a de pratiquants avec des dan « au dessus » de moi, plus le chemin sera aisé. J’espérais aussi pouvoir entrapercevoir Soke mais ça n’a pas été possible.

bureau-bujinkanfudomyoA 20 min du Honbu dojo à pied se situe un petit local en longueur assez discret, le bureau de Soke. Le seul signe distinctif est un magasin « attrape ninja » situé juste en face (et tenu par un commerçant un peu trop envahissant à mon goût)…et un énorme Bujin peint en rouge sur le rideau métallique, sans parler des statues de divinités qui gardent la porte d’entrée, dont Fudomyo.

Train-to-be-a-NinjaL’ère de l’informatique n’a semble-t-il pas encore atteint le Bujinkan. Les grades, les recommandations, toutes les démarches administratives de tous les membres sur notre planète sont gérés dans des registres papiers ! Le classement est digne des piles de courrier de Gaston Lagaffe. Autant dire que la patience est de mise. Le local est rempli de cadeaux offerts à Soke depuis ses débuts, qui donne l’impression d’être dans une boutique d’antiquité.
Il y règne donc une ambiance pitoresque et plutôt bon enfant au final, baignée d’une odeur d’encens assez sympatique. Il a été difficile de contenir mon hilarité compatissante face aux efforts d’un des gestionnaires pour traduire « Moutardier » en katakana. Je crois qu’on a fini par s’accorder sur un « MOU TA DJI RU » (ムタヂル).

17/02/2020 : Quêtes et Sakura

ShiraishiNous avons commencé par une séance de travail au Honbu Dojo avec Shiraishi sensei sur le thème anodin de comment « prendre » l’équilibre de uke sans le déséquilibrer…
C’est dingue comme ces « easy, you can do » vont me manquer dans quelques jours.

Nous avons ensuite convenus (Damien, Julia et moi) d’une double quête, à la fois gustative et utile puisqu’il me fallait désormais acheter un Kuro Obi. Or, contrairement à mon idée reçue, il n’y a pas de magasin d’art martiaux tous les 50 m à Tokyo, c’est même tout l’inverse, rien à voir avec Paris…

plat restaurant japonJulia nous a donc conduit dans les méandres du métro tokyoïte jusqu’à un restaurant improbable réservé aux initiés parmi les initiés, auquel on accède en passant sous le porche d’un immeuble, composé d’un seul comptoir tout en longueur donnant sur la cuisine.
ParcPuis nous avons visité en route un parc absolument magnifique aux perspectives sans cesses changeantes. J’ai adoré m’y perdre jusqu’à la fermeture. C’était une sorte d’oasis de calme et de sérénité au milieu des buildings de la ville et des autoroutes suspendues. Magique.

MilkshakeAyant finalement réussi à acheter le fameux kuro obi, Damien et moi n’avons pas reculé devant notre devoir de soutien et d’assistance à un membre du clan en grande difficulté. Julia, qui nous guidait sans faillir depuis le matin, s’est trouvée en proie à une extrême tentation incarnée par un Sakura late. Ce produit du démon n’était apparemment disponible que dans une enseigne bien connue que je ne peux nommer ici (pour les curieux, je vous donne deux indices : ça commence par Star et ça finit par buck). Nous sommes donc restés forts pour elle et l’avons accompagné par pure abnégation. Oui, c’est très girly (probablement mon côté Kawaii Ninja) mais c’est effectivement très bon.

De retour à Kashiwa, nous avons été contraints de nouveau de lui porter assistance en terminant la journée par un after à coup de Calpis Sour, puis d’un after d’after sucré, que Julia nous a cordialement invité à déguster dans la chambre de Damien.
Ce genre de coutume s’installe tellement vite 🙂

Frédéric

Chapitre 3 : La percée entre les nuages

Le 15/02/2020

Il m’aura fallu trois cours et l’aide attentive d’un de ses senpaï pour comprendre une partie du sens du travail de Shiraishi Sensei, dont l’enseignement quasi ésotérique m’est de très loin le moins accessible. Et puis soudain « clic ». Et comme toujours avec moi, c’est passé par une posture, une sensation et pas du tout par des mots, ou presque.

Mais avant de développer, ou à l’occasion de, je voulais faire l’inventaire aujourd’hui, en toute humilité et par ordre chronologique, de ma compréhension des approches des différents maîtres que j’ai pu rencontrer à l’occasion de ce début de séjour. Mon objectif est de vous donner envie d’aller les voir et de faire comprendre ce qu’il y a de véritablement enrichissant à pratiquer ici. Peut-être malgré moi sentirez-vous certaines préférences mais je pense qu’il est important de se frotter au plus grand nombre pour arriver à se trouver soi-même, une version martiale du sondage Biba de l’été : Quel ninja êtes-vous ? Moi j’ai trouvé, au moins jusqu’au « test ». Au-delà, le chemin est encore trop flou pour que je puisse en parler.

Nagato senseiLe daymyo vigilantdaymyo

J’ai eu le sentiment d’être en connexion directe avec la tradition impériale japonaise. Bien plus qu’un samouraï, vous aurez la sensation d’entrer dans la demeure d’un daymyo. Le ton est parfois badin mais l’œil est toujours vif. J’ai apprécié qu’il fasse une pause okuden (enseignement oral) au ton libre :«Est-ce que quelqu’un a une question ?». Comme beaucoup de grands maîtres, il consacre l’essentiel de son énergie aux shidoshi et au-delà (ceux ayant passé avec succès le saki test). Même si c’est un peu déroutant, il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit d’un enseignement de haut niveau. Avoir l’occasion de faire Uke au Honbu Dojo quand on est d’un niveau moindre est déjà riche d’enseignements. Attention, si tu es nouvellement shidoshi, attends-toi à servir d’uke toute la séance mais c’est probablement une chance de ressentir beaucoup en peu de temps.

shinobi

Nagase senseile shinobi érudit
Je n’ai fait qu’un seul cours avec lui. Nagase a été, pour moi, celui qui s’est le plus attaché à décrire le lien entre la pratique et la « tradition ninja » du Bujinkan. Il s’agit d’un athlète hors pair ayant soin de relier chaque geste, chaque garde à l’origine historique, notamment aux différents éléments du Shinobi Shozoku. Ce fut très intéressant d’un point de vue historique, voire un peu folklorique. Extrêmement abordable et joyeux en dehors du tatami, il suscite une ambiance studieuse et concentrée durant ses cours. Il faut être vigilant et attentif car ses interventions vont vites, très vites, et il ne répète que très peu. Il accorde tout de même une certaine attention aux non shidoshi (surtout aux ceintures noires), ce qui en fait un cours intéressant pour les débutants et probablement pour les « pré shihan » (mais là bien sûr je parle sans savoir).

Furuta SenseiLe magicien philanthropesamourai-nuage

Selon moi, Furuta fait le lien entre l’enseignement des maîtres du Bujinkan, plus opératif, et celui de Shiraishi Sensei, plus spirituel. Il est celui dont la pédagogie m’a le mieux correspondu. Sa personnalité particulière amène un humour léger et détendu sur un contenu de cours structurés en échelons progressifs.
On part d’une approche similaire à Nagase, sur la précision des gestes et des postures de manière basique au départ. J’ai été assez décontenancé sur l’aspect chorégraphique et haché (ich ni san chi…) de ses débuts de cours. Puis il passe généralement sur les temps entre les temps, le lien entre chaque temps fort de la technique. Il enchaîne ensuite sur la maîtrise de l’espace, pour revenir sur la gestion des durées…
Ses cours oscillent sans cesse entre l’espace et le temps, tendant vers la fusion des deux lorsqu’il aborde sur la fin des notions plus subtiles de relation, d’énergie et de contraction/libération. J’ai trouvé passionnant le travail sur la perception d’uke de l’espace et du temps, et surtout de comment influer dessus.
Il a à cœur de donner un temps pour chacun des participants, souvent valorisant (un fameux « sososo » approbateur) quand on dépasse un peu nos limites. Il prend le temps de répéter de nombreuses fois et d’expliciter son propos, tout en japonais, mais les gestes et la force de son intention permettent une très bonne compréhension du propos. Je me sens à chaque fois balloté sur la grève par les vagues qui partent de lui, et même intérieurement jeté au sol parfois lorsqu’il « libère » brièvement son potentiel intérieur.

Shiraishi Sensei – En partance pour le divinUmegawa_in_Sagami_province

Shiraishi Sensei donne l’impression de ne plus tout à fait appartenir à ce monde. Bon enfant, profondément souriant et chaleureux, il offre souvent des bonbons au début de son cours en scandant « good medecine ». La bienveillance est encore plus marquée qu’au cours de Furuta même s’il anime un cours de cherchant : si, comme moi, vous avez du mal à trouver, il vous laissera chercher encore et encore. J’avoue avoir été parfois un peu lassé de répéter en boucle le même mouvement ne percevant même pas ce qu’il fallait chercher. Mais c’était surtout au premier cours, aujourd’hui ça arrive moins.
Après avoir passé sa vie à réaliser des intégrales martiales affinées au fil de sa pratique avec Soke, Shiraishi nous restitue un art dont la finalité guerrière n’est plus perceptible à mon niveau. Je pense d’ailleurs qu’il n’y en a plus vraiment, ou disons qu’elle est complètement effacée derrière la recherche spirituelle. Il faudrait dériver de manière importante les principes évoqués pour retrouver des armes (qui seraient alors à ne pas mettre à disposition de n’importe quel ego…).
Il est pour moi l’essence du guerrier pacifique qui a su faire la paix jusqu’avec ses démons intérieurs. Probablement pas tous, mais « suffisamment ». Il exerce un peu en marge du Bujinkan.
Je suis sorti de ses cours à chaque fois régénéré et déshydraté, souvent frustré aussi de mon manque de compréhension / maitrise, et depuis peu avec tout de même des pistes à explorer pour les prochaines années. Il faut s’accrocher quand on est petit scarabée, mais ça vaut la peine.

J’ai manqué de disponibilité pour visiter les cours des grands maitres Noguchi, Pedro, Darren et Sakasai. Je ne peux donc pas en parler même si j’ai pu apercevoir leurs élèves et me faire une idée de l’arbre d’après ses fruits, ou disons de percevoir l’énergie dégagée par leur groupe.
Dans la lignée des quizz, je vous laisse deviner dans l’image suivante qui est qui pour moi parmi ces quatre sensei (toute référence à l’univers Marvel est parfaitement fortuite 🙂avengers-shinobi

Frédéric