Premier voyage au Japon

12/02/2020 L’arrivée au Japon
Il est des lieux, rares, qui vous marquent en profondeur au premier contact. Pour ma part cela passe souvent par un sens particulier. Je me souviens par exemple de mon premier pas en Afrique, au sortir de l’avion. La première bouffée d’air chargé de cette odeur a teinté mon âme de manière indélébile, irréversible.

Pour le japon, il s’est agi de la vue. Après 15h de vol j’ai ouvert le store à la demande du personnel, les yeux encore embués d’un sommeil quitté trop vite et à contre-cœur.

Mont Fuji

Mont Fuji

Et ma première vision du japon a été ce volcan découpé dans la lucarne du hublot. Était-ce un restant d’état onirique, une projection inconsciente ou simplement l’effet du décalage horaire sur mon cerveau étonné de trouver le jour là où devrait être la nuit ? Je me souviens m’être dit, incrédule : « Mais tout ce qu’on raconte sur ce mont est vrai ! ». Il s’agit d’un lieu véritablement vivant à la majesté surnaturelle.

 

Un peu perdu, j’ai suivi Damien dans les méandres du métro pour rejoindre Kashiwa, admiratif du système ferroviaire nippon (moi qui suit un ancien cheminot…)… et des japonais. Personne pour doubler, resquiller ou chercher à s’imposer. On est vraiment très loin des quais du RER D à gare du nord. Et c’est bon. Je sens bien que je dérange vaguement, que mes manières de gaijin respectueux demandent à s’affiner. Mais la foule, même dense, a perdu son caractère oppressant.
Au Japon, quelque part, on se coupe du stress grégaire de nos rotations quotidiennes, de la pression professionnelle et de la plupart de nos obligations. C’est peut-être une parenthèse régressive et ressourçante à cette époque ou notre pulsion de vie écrasait tout, où nous étions libres de consacrer toute notre énergie à notre propre édification.

13/02/2020 : Premiers cours au Hombu dojo
Au matin nous partons pour le Hombu Dojo (le dojo central du Bujinkan, fondé par Hatsumi sensei) et rencontrons Furuta Sensei. Je pourrais vous parler de notre travail sur le toucher léger, la saisie sans attraper, voire le contrôle de Uke sans utiliser ses mains, très intéressants à mon niveau au demeurant, mais au final ce qui m’a le plus 

Frédéric-yari

A la fin du cours nous avons pu porter -avec précautions- une véritable yari (lance) du dojo de sensei

nourrit ne se trouve pas dans ce qui a été dit ou dans ce que j’ai pu faire en cherchant futilement à reproduire ce qui nous avait été présenté. 

Non, pour moi, la nourriture principale est venue de deux éléments : La façon dont Furuta sensei habite l’espace, le condense et le relâche dans le temps… Et aussi du sol en paille de riz. C’est fou comme on travaille la souplesse de ses ukemis sur ce support pourtant bien plus souple qu’un trottoir !

Le fait d’avoir consacré 2 heures à différents éléments du taï jutsu a exaucé mes besoins d’expérimentation physique et m’a rendu bien plus disponible ensuite au travail quasi uniquement spirituel de Shiraishi sensei le soir même. Loin d’être un « sneaky ninja » je n’en finis pas moins cette journée un tout petit peu plus humble et plus libre..  et en ayant fait l’agréable connaissance de 3 ninja venus de Vienne.

Frédéric

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