Chapitre 5 : Le test

C’est par une très belle matinée au ciel pur et à l’air doucement rafraichissant que nous sommes partis pour le Honbu Dojo assister à un nouveau cours de Shiraishi sensei. Applicant le principe « early is not soon enough », nous arrivons bien en avance (pour une fois…). Il faut dire que pour m’en assurer j’avais soumis Damien à un rétro-planning serré dès son lever, tenant compte tout de même d’une halte à la boulangerie Délifrance… Or en arrivant, nous ne trouvons que quelques élèves désemparés. Shiraishi sensei n’est jamais en retard, il arrive même très souvent avec une heure d’avance (et nous gratifie alors d’une session « pré-training, easy you can do »). Le temps passe, 10h passe et toujours personne. Les premiers commencent à partir. Échangeant avec Alex (Alexander, un ninja viennois épicurien et farouchement sur la voie du guerrier pacifique, bref « un copain de promo »), celui-ci me dit que c’est une épreuve de patience et nous plaisantons sur le thème « when the time is right, the sensei shows up ». On se regarde tour à tour avec Damien et c’est vrai que le temps s’étire, il ne reste plus que quelques élèves.  Au moment pile où nous cédons à notre tour, avant même d’avoir fait ne serait-ce qu’un pas, Shiraishi sensei franchit l’angle du mur du Honbu Dojo dans sa Prius un peu décatie et au coffre surchargé. Et là, festival !Shiraishi

Shiraishi n’a pas d’élève, il nous appelle tous « friend ». Or depuis ce matin-là, que ce soit par « embarras » pour son retard lié à un motif personnel ou en reconnaissance du « tri » effectué parmi les participants, je pense que nous sommes passés dans la catégorie « close friends ». Un cours magique à 6 autour d’un grand sage, nous racontant sa vie entre deux techniques, un « easy, you can do » et un « be gentle, very sneaky ». Et dire que nous avions failli passer à côté avec Damien, ou peut-être que non. Après tout, c’est le genre de moment qui nous fait dire que « c’était écrit ». Mektoub.

Le soir nous sommes allés voir Noguchi sensei. Le dojo était bondé de monde. Il était très difficile d’exécuter les techniques complexes présentées, parfois un peu alambiquées pour un novice de mon acabit (3 tsuki suivis d’un coup de pied, avec Tori virevoltant). De même les traductions simultanées en anglais et en espagnol ne facilitaient pas la compréhension. J’ai pu travailler pour ma part avec un Shihan allemand et bénéficier de quelques conseils de Darren sensei qui semblait assister Noguchi sensei dans la gestion de la séance et dont la stature est conforme à la légende. Au final, je ne suis pas sûr d’être capable d’en ramener grand-chose au Dojo de Mennecy mais c’était une expérience à vivre !

Frédéric

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