Cours du Mardi 26 Février

Je prend rapidement la main pour faire un point sur ce que l’on a vu ensemble.
Aprés chaque cours, je vais faire de mon mieux pour résumer et mettre en avant les mouvements que nous avons vu.

Après les traditionnels UKEMI (Ten ryaku no maki), nous avons abordé deux techniques des KIHON HAPPO qui font partie d’une des 11 boîtes du TEN RYAKU NO MAKI :
OMOTE GYAKU
URA GYAKU (2 versions)

Ensuite nous avons vu une technique des NAGE WAZA qui font partis d’une des 7 boîtes du CHI RYAKU NO MAKI :
GANSEKI OTOSHI (2 versions) :

Puis nous avons terminé sur 2 techniques de l’école du Shinden Fudo Ryu dans le Ten Ryaku No Maki :
GEKAN
GEKAN URA GATA NI

J’ai mentionné les techniques dans l’ordre où nous les avons vues durant le cours.

Suite à la question de Maxime voici ce que j’ai pu trouver sur :

l’école du SHINDEN FUDO RYU
Ecole du coeur de l’Immuable.
Origine : Chine (Techniques de Kempo)
Date de création : 12° Siècle.
Philosophie de l’école : 
La patience n’est seulement qu’un instant. Savoir que le sentier sur lequel nous marchons est le chemin de la rectitude. Oublier l’indifférence et l’égoïsme. Obtenir la paix du coeur par la compréhension du coeur immuable ( Shindenfudo ).
Principes :
Le secret de ce ryu passe par la recherche, l’étude et la pratique du « principe naturel, de la nature, et de sa propre nature ». Le dakentaijutsu ( Art de la frappe ) et le jutaijutsu ( Art de projeter et luxer ) sont la spécialité de cette école.

Merci à tous pour ce cours, j’ai passé un très bon moment !

Amicalement Vincent

Omedeto !

Hier soir nous avons fêté un heureux évènement.

Hier matin, Shiraishi Sensei, a gradé Julia =)

Félicitations Julia pour ton 2e dan !

 

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Notre séjour touche à sa fin …

Nous avons eu la chance de nous en entraîner en la présence de six différents Sensei :

– Hatsumi Sensei

– Shiraishi Sensei

– Furuta Sensei

– Nagato Sensei

– Noguchi Sensei

– Someya Sensei

Cette hétérogénéité a réellement enrichi notre budo.

Chacun des Sensei a une manière d’enseigner qui lui est propre, cela permet d’agrandir le panel de méthodes de travail, et potentiellement de s’adapter à ses propres besoins.

Nous avons également eu l’honneur de nous entraîner au dojo de Furuta Sensei par deux fois.

Les cours avec Furuta Sensei furent particulièrement enrichissants du fait de l’effectif réduit. En effet, nous n’étions que six lors de son premier cours au Hombu dojo (là où se déroulent tous les cours ou presque), six également lors de notre second entraînement à son dojo, puis deux seulement lors du troisième.

Nous avons revisité les bases depuis l’œil d’un grand Maître, à savoir les gogyô et les kihon-Happo.

Furuta Sensei nous également montré quelques méthodes afin d’améliorer notre taijutsu, que nous vous feront bien sûr découvrir à notre retour 😉

Une très belle expérience, et quelques peu surprenantes pour nous, nouveaux ceinture noire, fût lorsque Furuta Sensei a abordé le concept de « Koku ».
Késako ??
Pour comprendre, nous avons travaillé à « attraper l’espace » autour d’Uke, en se déplaçant et en conservant de bonnes postures.
L’imagination joue ici un rôle important. Pour nous aider à comprendre, Furuta Sensei nous dessinait un cercle avec son doigt pour nous désigner l’espace à attraper, puis lorsqu’il l’attrapait, l’équilibre d’Uke était pris.

Globalement, le principe est de ne pas jouer uniquement avec le corps d’Uke, mais également avec son espace.
Dans l’exemple d’une attaque tsuki d’Uke, Furuta Sensei nous a dit :
« L’espace est grand, le bras d’Uke petit, le bras d’Uke n’est pas fondamental, l’on peut aussi attraper l’espace. » Ainsi que :
« Restez ouvert à l’imagination, se concentrer sur un unique point est une limitation. »
A cela nous pouvons ajouter l’une des expressions que nous répète Shiraishi Sensei à chaque entraînement :
« Changing » ou « One step, and then change ; two step, and then change ; [etc] »
Utiliser la grandeur de l’imagination pour s’adapter (« changing ») à toute situation avec Uke.

Nous avons aussi eu la chance de participer à un cours de Pedro au Hombu dojo, à la fin duquel il nous a parlé du « Kikan », qui représente un concept de continuité.
Comme vous le savez, cette année est l’année du serpent, qui peut prendre la forme d’un cercle, symbole de la continuité.
Pedro a dit : « Then keep on doing » soit « Ne vous arrêtez pas, soyez dans la continuité ». Cela peut s’appliquer à l’entraînement, à une technique, ou même dans la vie de manière général.

Ce que nous avons pu observer de Sensei :
Ses mouvements sont très simples et très justes, le plus impressionnant (et probablement la source de cette justesse) est sa posture et son positionnement.
Sensei est toujours en bonne posture, droit, ouvert, détendu, heureux, et toujours à parfaite distance. Il bouge librement et le plus naturellement du monde.
Aussi il est intéressant de faire le lien entre notre expérience du « Koku » et le positionnement du corps de Sensei dans l’espace d’Uke.

Quelques point clés :
Trois points essentiels qu’a cité Sensei lors d’un cours avec le Ken :
– Le corps
– L’arme
– Le Kukan
Evidemment, cela s’adresse aux hauts gradés, pour ce qui est du kukan tout du moins.

Les points essentiels que nous répète Shiraishi Sensei à chacun de ses cours :
« Walking, smart training » | « Marcher, l’entraînement malin »
« One step, other way look » | « Faire un pas, regarder de l’autre côté » (en tournant les épaules)
« Spine twist » | « Rotation de la colonne vertébrale »
« Sink » | « Descendre sur ses jambes »
« Keep balance » | « Conserver son équilibre »
« Sneaky way » | « De manière sournoise » (comme le serpent)
« Smile »
« Change »
And then …
« Easy Success » =)

Grosses bises à tous,

Etienne et Christophe (celui qui est venu avec sa ceinture verte)

 

Cours d’Hatsumi Sensei

Quelques points clés développés lors des différents cours de Soke.

Cette année, comme vous le savez sans doute, le thème est le ken, l’épée droite à double tranchant. Soke a précisé que c’était une arme de seigneur. Le tachi serait une arme de soldat.. et le katana, plus récent, une arme de mercenaires et autres collecteurs d’impôts (des gens pas forcément recommandables !)

En taïjutsu, ne pas saisir son partenaire, prendre contact avec lui (et avec légèreté!), et utiliser les doigts comme un outil de lecture pour sentir l’intention d’uke au moment même où il en prend la décisions, et pour prendre son équilibre. Soke indique qu’il faut avoir les doigts aussi libres lorsque l’on a le ken en main.

Il montre aussi qu’on peut utiliser le ken comme un hanbo, en le saisissant par la lame (il nous a montré comment le prendre pour ne pas se couper : la saisie semble douce, presque du bout des doigts bien à plats, comme collés à la lame). Une des techniques commençait d’ailleurs par un ira-ichimonji comme au hanbo, une main tenant la lame et l’autre la poignée, puis Soke lâchait indifféremment un des deux côtés pour poser l’autre sur le poignet d’uke.

Le taïjutsu nourrit la pratique du ken. Il est essentiel de contrôler uke avec tout le corps (karada) et non avec une seule partie du corps. Soke montre qu’il ne faut pas saisir le partenaire puis se déplacer, mais saisir le partenaire par le déplacement.

Il n’y a pas besoin de force, on pose le ken sur la main ou le corps d’uke et on se déplace : le plus important est de marcher. Soke le fait le plus naturellement du monde et, bien entendu, c’est extrêmement difficile à faire ! Ce point clé est repris en particulier par Shiraïshi Sensei qui, dans ses cours, montre comment travailler ces déplacements, les exagérant et les décomposant pour que l’on puisse s’y exercer : il est essentiel de réapprendre à marcher correctement, pour libérer ses mouvements et mieux percevoir les possibilités à mesure qu’elles se présentent… et comprendre un tant soit peu ce que fait Hatsumi Sensei.

Soke a beaucoup insisté sur le fait de se déplacer lentement quelle que soit la vitesse de l’attaque : uke doit croire qu’il vous a touché, et tomber dans le kukan (le vide).

Il a aussi expliqué que si l’on faisait le techniques avec notre volonté/mental, notre envie, notre personnalité, et que l’on décidait où aller et quoi faire… on ne pouvait suivre le mouvement naturel des choses. Par contre si l’on abandonne ce que l’on croit être et toute intention de faire quelque chose, la technique peut se faire d’elle-même. Se pourrait-il qu’il en soit ainsi pour toutes choses dans la vie ?

Amitiés,

Damien

Arnaud

Bonjour Arnaud, ce matin Shiraishi m’a introduit à sensei qui m’a promu 10 em dan.Il est vrai que j’ai pris mon temps, mais tu me connais mieux que quiconque au bujinkan, tu sais que je suis long à comprendre l’enseignement de sensei.
MERCI mille fois car je te dois tout, mes bases mes techniques et surtout de m’avoir aidé  à me structurer afin de devenir l’homme que je suis et exploiter le potentiel que tu me connais.
avec tout mon amour et mon respect

A tous les N91 vous avez la chance d’avoir une lignée ascendante de tres haute qualité. 

Profitez en, voyagez de dojo en dojo, allez voir sensei au japon, faites votre propre expérience à partir de bases qui vous ont été transmises.

Amitiés

et bises à toi Arnaud  et encore merci

cedric

cours de sensei dimanche 24 fevrier 2013

Ce matin Sensei  nous a donné encore beaucoup de joie pendant le cours.

La pratique était sur le taijutsu et le ken. Le kukan et le karada.

Ne mettre aucune intention dans son mouvement.

Le Ken peut se prendre par la poignée ou par la lame.

Il nous a montré comment prendre l’épée avec la lame sans se couper.

Comment faire Uke Nagashi avec le manche de l’épée.

 Sensei était  joyeux et semblait très heureux de pouvoir profiter encore de la présence de Pedro qui repartait aujourd’hui pour l’Espagne. Ils ont beaucoup échangé et plaisanté. 

Sensei a vivement insisté d’aller s’entraîner avec des professeurs expérimentés qui savent transmette leurs connaissances et la joie de vivre.

AH OUI CEDRIC EST PROMU 10 EME DAN 

Ça se fête ce soir!!!

bonne journée à tous

Guillaume

 

 

Instantanés du Japon

Il y a des choses qu’on ne voit probablement qu’ici…

Esplanade de la gare de Kashiwa, dimanche à 15h : trois jeunes gens font des claquettes accompagnés par un copain aux percussions, et encouragent les gens à applaudir au rythme de leurs claquettes.

Quartier d’Ayase, mardi à 23h : une jeune fille en costume d’écolière est en train de se faire lire les lignes de la main le plus sérieusement du monde, par un camelot qui a installé sa table dans un recoin entre deux immeubles.

Un peu plus tard, à la gare d’Ayase : le train arrive… bondé de monde, rempli de jeunes et de moins jeunes (on est en milieu de semaine, et il est 23h30 !).

Une boutique du centre commercial de Kashiwa : sur l’enseigne géante, une phrase en français (le français est un signe de raffinement comme chacun sait). Seul hic, l’infographiste ne devait pas avoir un clavier ou une typo française, mais il a trouvé une idée ingénieuse pour mettre les accents : il a placé un apostrophe après chaque lettre accentuée… ce qui donne ceci : « avez-vous de’ja’ passe’ du bon temps au PIA ?… »

Au café de l’hôtel (le U-la-la café, pour ceux qui connaissent le Plaza Hotel) : la pimpante serveuse nous applaudit en sautillant joyeusement pour nous féliciter d’avoir réussi à imprimer le ticket de notre commande… elle venait de nous indiquer sur quel bouton appuyer.

Dans un dojo municipal : à la fin d’un cours de karate pour enfants qui doivent avoir entre 4 et 6 ans, les joyeux et bondissants bambins s’alignent en seiza pour saluer leur professeur, demi-tour pour saluer leurs parents sur le bord du tatami, puis entreprennent de balayer le tatami, de façon plus ou moins efficace selon les âges… la palme revenant à celui qui a accompli sa tâche en chevauchant son balai !

Dans la plupart des restaurants : lorsque l’on entre, on est accueilli par de sonores « irashaïmasse » (« bienvenue! ») lancés par toute l’équipe du restaurant, cuistos compris !

Il est difficile pour nous occidentaux d’imaginer la vie ici, où tout est différent : non seulement la langue et les usages mais aussi l’attitude, les rythmes, l’ambiance…. sans parler de l’instabilité du sol, qui remue régulièrement dans la journée, parfois de façon à peine perceptible… mais suffisamment pour entraîner une sensation de tournis  voire des maux de tête ».
Cela entraîne pour nous une telle perte de repères que l’on est obligé de se remettre en question et/ou de lâcher prise, ce qui est propice à l’entraînement, à la progression et à la transformation. Ajoutez-y l’intensité et la cadence des cours au Bujinkan,et  ça remue en profondeur ! C’est peut-être ça « l’effet Japon ».

Une chose est certaine, on revient forcément dans un état différent de celui du départ, et on a du grain à moudre en termes de budo pour le reste d’année.

Amitiés,

Damien

Japon, Jours 2 et 3

Bon, cet article sera probablement le dernier au format chronologique jour par jour, on a pris trop de retard dans la publication pour que ça garde assez de fraîcheur ^^ Les prochains posts seront plus personnels et ponctuels je pense. En attendant, c’est parti pour le compte-rendu de lundi et mardi!

Lundi 18 février, JOUR 2

Ce lundi, nous avons eu droit à notre premier cours avec Shiraishi Sensei. Depuis, on est tous devenus des fans inconditionnels de ce petit bonhomme souriant. Ses cours se passent toujours dans la douceur et la joie, tout le monde ressort avec un sourire apaisé et un soleil dans la poitrine. Pour certains d’entre nous, ce moment a été celui où on est vraiment arrivés, où on s’est ouverts au Japon et où il s’est offert à nous.

« One step, one way look. Two step, other way look. Three step, spine turn. Sink. So easy to take balance ! » (citation originale)

Notre interprétation : le but du ninjutsu est d’être capable de marcher en toute situation ; ne jamais perdre son équilibre, pouvoir se libérer à tout moment. D’ailleurs quand on voit la façon dont marche Shiraishi, on saisit l’essence de ce discours : il est tellement enraciné et coordonné. Les transferts de poids sont parfaitement déroulés, jamais un pied ne bouge sans que l’autre ne soit profondément et délicatement posé. Tout se passe dans sa posture, dans l’espace entre lui et Uke ; il suffit qu’il ouvre les bras et l’équilibre de Uke est déjà pris.

L’après-midi, on a eu cours avec Nagato Sensei. On a tous été scotchés par la densité et la force de sa présence. Il dégage quelque chose de très guerrier, mais l’ambiance s’allège dès qu’il anime le cours (« Enjoy ! »). Ses postures sont très compactes, on dirait qu’il n’a jamais besoin de descendre sur ses jambes ; il reste en bloc.

Il nous a montré des techniques où on passait derrière Uke pendant son attaque, pour ensuite l’attraper par le col ou les épaules et le déséquilibrer. Et une autre où on envoie la main avec une forte intention vers son visage, pour ensuite pivoter en Hira Ichimonji et frapper sur l’arrière de la tête.

Mardi 19 février, JOUR 3

De bon matin, cours avec Shiraishi Sensei, toujours sur la même base de fond. Quelques pas mesurés, des pivots qui impliquent toute la colonne vertébrale, des pieds placés au bon endroit, et pouf c’est magique, Uke est pris ! Là, sur le 3e pas, on mettait le pied entre les jambes de Uke, pour ensuite faire soit Omote Gyaku, soit Ura Gyaku, soit juste glisser la main le long de sa jambe.

Et là entre deux techniques toutes douces, pouf ! On a été promus ceintures noires ! ^_^

Ensuite on est partis en expédition vers Tokyo, et malgré le fait que nos shidoshis nous aient abandonnés pour ce trajet, on a réussi à ne pas se perdre. Arrivés à la bonne station de train, ona trouvé le dojo en suivant deux filles qui portaient de grands arcs traditionnels japonais et qui ont bien voulu nous guider. Et vu qu’on était tellement forts qu’on était super en avance, on a fait du shopping et goûté des amuse-gueules bizarres en attendant.

(photo à venir) Ca c’est super joli, mais le goût et surtout la consistance « baveuse » n’ont pas remporté un franc succès…

Puis le cours de Hatsumi Sensei, avec nos ceintures noires toutes neuves et tellement raides qu’on avait du mal à les faire tenir en place. Il nous a montré des techniques en utilisant une corde, on aurait dit que Uke venait s’y emmêler quasiment tout seul. Et une fois qu’il était bien coincé, Sensei prenait tout son temps pour faire des nœuds en serrant bien les liens…

Mais l’important, c’est de ne pas se servir de la corde : pas besoin de savoir faire des nœuds, en jetant la corde sur l’attaque le nœud se fait tout seul ! En allant plus loin, si Tori ne met aucune intention dans ses gestes et ne fait que s’adapter, Uke ne ressent rien de sa part et ne sent rien venir. C’est comme si Uke créait lui-même la situation dans laquelle il allait mourir…

Hatsumi Sensei nous a également encouragés à nous servir des kyushos (points douloureux), qui facilitent souvent les choses. La tension de Uke créée par la douleur le rend facilement maîtrisable, comme si son mouvement se cristallisait.

On a terminé la journée dans un resto où on a dignement fêté tous les grades récoltés sur les trois derniers jours : quatre shodan, un 2e dan et un godan ! Belle moisson quand même ^^

 

Signé Julia, qui a été nommée chef du groupe en l’absence des shidoshis (va savoir pourquoi, mais tant qu’on me porte mon sac moi je râle pas :p)

Super Cours Avec Bruno…

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Un grand merci à Bruno pour ce superbe cours… =)

(il n’y a pas tt le monde sur la photo dsl)

Alev

Le jeu des 4 différences

Voici une photo de notre rencontre avec Shiraishi Sensei

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Et celle avec Nagato sensei
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Saurez vous trouver les 4 différences ? 🙂