Instantanés du Japon

Il y a des choses qu’on ne voit probablement qu’ici…

Esplanade de la gare de Kashiwa, dimanche à 15h : trois jeunes gens font des claquettes accompagnés par un copain aux percussions, et encouragent les gens à applaudir au rythme de leurs claquettes.

Quartier d’Ayase, mardi à 23h : une jeune fille en costume d’écolière est en train de se faire lire les lignes de la main le plus sérieusement du monde, par un camelot qui a installé sa table dans un recoin entre deux immeubles.

Un peu plus tard, à la gare d’Ayase : le train arrive… bondé de monde, rempli de jeunes et de moins jeunes (on est en milieu de semaine, et il est 23h30 !).

Une boutique du centre commercial de Kashiwa : sur l’enseigne géante, une phrase en français (le français est un signe de raffinement comme chacun sait). Seul hic, l’infographiste ne devait pas avoir un clavier ou une typo française, mais il a trouvé une idée ingénieuse pour mettre les accents : il a placé un apostrophe après chaque lettre accentuée… ce qui donne ceci : « avez-vous de’ja’ passe’ du bon temps au PIA ?… »

Au café de l’hôtel (le U-la-la café, pour ceux qui connaissent le Plaza Hotel) : la pimpante serveuse nous applaudit en sautillant joyeusement pour nous féliciter d’avoir réussi à imprimer le ticket de notre commande… elle venait de nous indiquer sur quel bouton appuyer.

Dans un dojo municipal : à la fin d’un cours de karate pour enfants qui doivent avoir entre 4 et 6 ans, les joyeux et bondissants bambins s’alignent en seiza pour saluer leur professeur, demi-tour pour saluer leurs parents sur le bord du tatami, puis entreprennent de balayer le tatami, de façon plus ou moins efficace selon les âges… la palme revenant à celui qui a accompli sa tâche en chevauchant son balai !

Dans la plupart des restaurants : lorsque l’on entre, on est accueilli par de sonores « irashaïmasse » (« bienvenue! ») lancés par toute l’équipe du restaurant, cuistos compris !

Il est difficile pour nous occidentaux d’imaginer la vie ici, où tout est différent : non seulement la langue et les usages mais aussi l’attitude, les rythmes, l’ambiance…. sans parler de l’instabilité du sol, qui remue régulièrement dans la journée, parfois de façon à peine perceptible… mais suffisamment pour entraîner une sensation de tournis  voire des maux de tête ».
Cela entraîne pour nous une telle perte de repères que l’on est obligé de se remettre en question et/ou de lâcher prise, ce qui est propice à l’entraînement, à la progression et à la transformation. Ajoutez-y l’intensité et la cadence des cours au Bujinkan,et  ça remue en profondeur ! C’est peut-être ça « l’effet Japon ».

Une chose est certaine, on revient forcément dans un état différent de celui du départ, et on a du grain à moudre en termes de budo pour le reste d’année.

Amitiés,

Damien

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4 commentaires sur “Instantanés du Japon

  1. C’est sure que les « bienvenues » quand tu rentres dans un resto ça change de certains restos en France!!

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