Japon, Jours 2 et 3

Bon, cet article sera probablement le dernier au format chronologique jour par jour, on a pris trop de retard dans la publication pour que ça garde assez de fraîcheur ^^ Les prochains posts seront plus personnels et ponctuels je pense. En attendant, c’est parti pour le compte-rendu de lundi et mardi!

Lundi 18 février, JOUR 2

Ce lundi, nous avons eu droit à notre premier cours avec Shiraishi Sensei. Depuis, on est tous devenus des fans inconditionnels de ce petit bonhomme souriant. Ses cours se passent toujours dans la douceur et la joie, tout le monde ressort avec un sourire apaisé et un soleil dans la poitrine. Pour certains d’entre nous, ce moment a été celui où on est vraiment arrivés, où on s’est ouverts au Japon et où il s’est offert à nous.

« One step, one way look. Two step, other way look. Three step, spine turn. Sink. So easy to take balance ! » (citation originale)

Notre interprétation : le but du ninjutsu est d’être capable de marcher en toute situation ; ne jamais perdre son équilibre, pouvoir se libérer à tout moment. D’ailleurs quand on voit la façon dont marche Shiraishi, on saisit l’essence de ce discours : il est tellement enraciné et coordonné. Les transferts de poids sont parfaitement déroulés, jamais un pied ne bouge sans que l’autre ne soit profondément et délicatement posé. Tout se passe dans sa posture, dans l’espace entre lui et Uke ; il suffit qu’il ouvre les bras et l’équilibre de Uke est déjà pris.

L’après-midi, on a eu cours avec Nagato Sensei. On a tous été scotchés par la densité et la force de sa présence. Il dégage quelque chose de très guerrier, mais l’ambiance s’allège dès qu’il anime le cours (« Enjoy ! »). Ses postures sont très compactes, on dirait qu’il n’a jamais besoin de descendre sur ses jambes ; il reste en bloc.

Il nous a montré des techniques où on passait derrière Uke pendant son attaque, pour ensuite l’attraper par le col ou les épaules et le déséquilibrer. Et une autre où on envoie la main avec une forte intention vers son visage, pour ensuite pivoter en Hira Ichimonji et frapper sur l’arrière de la tête.

Mardi 19 février, JOUR 3

De bon matin, cours avec Shiraishi Sensei, toujours sur la même base de fond. Quelques pas mesurés, des pivots qui impliquent toute la colonne vertébrale, des pieds placés au bon endroit, et pouf c’est magique, Uke est pris ! Là, sur le 3e pas, on mettait le pied entre les jambes de Uke, pour ensuite faire soit Omote Gyaku, soit Ura Gyaku, soit juste glisser la main le long de sa jambe.

Et là entre deux techniques toutes douces, pouf ! On a été promus ceintures noires ! ^_^

Ensuite on est partis en expédition vers Tokyo, et malgré le fait que nos shidoshis nous aient abandonnés pour ce trajet, on a réussi à ne pas se perdre. Arrivés à la bonne station de train, ona trouvé le dojo en suivant deux filles qui portaient de grands arcs traditionnels japonais et qui ont bien voulu nous guider. Et vu qu’on était tellement forts qu’on était super en avance, on a fait du shopping et goûté des amuse-gueules bizarres en attendant.

(photo à venir) Ca c’est super joli, mais le goût et surtout la consistance « baveuse » n’ont pas remporté un franc succès…

Puis le cours de Hatsumi Sensei, avec nos ceintures noires toutes neuves et tellement raides qu’on avait du mal à les faire tenir en place. Il nous a montré des techniques en utilisant une corde, on aurait dit que Uke venait s’y emmêler quasiment tout seul. Et une fois qu’il était bien coincé, Sensei prenait tout son temps pour faire des nœuds en serrant bien les liens…

Mais l’important, c’est de ne pas se servir de la corde : pas besoin de savoir faire des nœuds, en jetant la corde sur l’attaque le nœud se fait tout seul ! En allant plus loin, si Tori ne met aucune intention dans ses gestes et ne fait que s’adapter, Uke ne ressent rien de sa part et ne sent rien venir. C’est comme si Uke créait lui-même la situation dans laquelle il allait mourir…

Hatsumi Sensei nous a également encouragés à nous servir des kyushos (points douloureux), qui facilitent souvent les choses. La tension de Uke créée par la douleur le rend facilement maîtrisable, comme si son mouvement se cristallisait.

On a terminé la journée dans un resto où on a dignement fêté tous les grades récoltés sur les trois derniers jours : quatre shodan, un 2e dan et un godan ! Belle moisson quand même ^^

 

Signé Julia, qui a été nommée chef du groupe en l’absence des shidoshis (va savoir pourquoi, mais tant qu’on me porte mon sac moi je râle pas :p)

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5 commentaires sur “Japon, Jours 2 et 3

  1. Tout cela à l’air vraiment intéssant et amusant =).
    J’éspère qu’on ira tous ensemble un jour…
    Continuez à profiter de toutes ces belles choses..
    à bientôt..
    Bisous

  2. C’est clair qu’à force de vous lire, on devient de plus en plus envieux. Ces petits moments d’immersion dans votre quotidien sont délicieux (comme un sashiimi)

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