Article d’Arnaud… à lire

http://www.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fkumafr.wordpress.com%2F2011%2F11%2F29%2Fuse-a-telescope-to-see-through-space-and-time%2F&h=_AQHZFbA7AQH7W1hG1dGxXhFmya6ad0jAphx1soXnrRBm6A

Cours d’armes avec Arnaud Cousergue

Le cours commence par un échauffement, mêlant renforcement musculaire spécifique et étirements.

(Pour ceux qui voudraient apprendre ces exercices, il est possible d’en visionner gratuitement la séquence sur koï martial art : http://koimartialart.com/freevideo).

Taïjutsu

Lors de son cours Arnaud reprendra certains concepts abordés par Hatsumi sensei la veille, pour en donner sa compréhension, notamment Tenmon et Chimon, l’aspect spirituel et l’aspect matériel/ formel, qui se rejoignent en Gakumon (la connaissance). Vous pouvez en consulter l’explication d’Arnaud sur son blog : http://kumafr.wordpress.com/
Il reprend aussi ce que Hatsumi sensei explique sur le présent : ne pas être dans le passé ou projeter le résultat l’on voudrait produire, mais être dans le présent. Cela permet de se placer dans le « futur » d’uke qui est forcément en décalage (soit dans sa mémoire, soit dans ce qu’il a envie de faire) et donc d’avoir toujours un temps d’avance sur lui.

Hanbô

A partir des techniques tsuke iri et koshi ori, Arnaud insiste sur l’importance d’apprendre à travailler à partir des pieds et des déplacements et non à partir de l’arme, l’erreur courante consistant à vouloir utiliser l’arme et donc à forcer avec les bras.
Il indique qu’il ne faut pas finir la technique pour éviter de s’attacher au résultat. Il suffit généralement d’induire la réaction d’uke en prenant le contrôle de son mental, en jouant sur ses tensions, ses réactions, pour le faire « bugguer » et le conduire à s’écrouler de lui-même.

Tachi et yari

Arnaud nous donne des indications historiques et tactiques. Par exemple si l’on est dans une situation avec tachi (sabre de cavalerie) et yuroï (l’armure) : contrairement à ce que l’on pourrait croire, le tachi est un bouclier et le yuroï est l’arme. Par contre dans une situation où l’on aurait un tachi et une yari (lance à section triangulaire), la yari devient le bouclier et le tachi est l’arme.

Parmi les indications tactiques sur la yari, Arnaud nous rappelle qu’il va falloir adapter l’utilisation de l’arme au terrain, et notamment toujours placer l’extrémité de la lance au-dessus du niveau de l’herbe, pour éviter d’être ralenti dans les mouvements. Autre indication, on imprime une rotation à la yari lors du tsuki pour augmenter les chances de faire pénétrer la pointe par une faiblesse de l’armure.Yari et yuroï

Nous terminerons le cours avec l’utilisation de la yari et du tachi que l’on va « entremêler » pour créer un blocage sur le bras d’uke et le déséquilibrer. Si l’on replace dans le contexte avec le samouraï en armure, cela nous permet de mieux comprendre l’importance du déséquilibre avant de porter un coup d’estoc.. une fois l’adversaire au sol !

Un concept plus abstrait abordé par Arnaud est celui de ne pas forcément viser dans le corps d’uke mais dans le kukan, les espaces vides autour du corps d’uke : l’effet en est très surprenant, le corps réagissant de façon automatique et se déséquilibrant sans même être touché par l’arme.

En conclusion c’est toujours passionnant de faire des armes avec Arnaud, parce qu’au delà des techniques, il fournit une matrice très ouverte, notamment en les replaçant dans leur contexte, en expliquant les particularités de chaque arme, et en dépassant au final l’aspect purement technique.

Toujours en différé, je vous donnerai demain mes impressions du 1er jour de Daïkomyosaï.

Amitiés,
Damien

DKM 1

Aujourd’hui, c’était le Daïkomyosaï, l’événement se passe dans un parc parfaitement entretenu, sur les tons de l’automne.
Lorsque Sensei arrive, il est accueilli comme une rock star et traverse la foule pour arriver au milieu des Ninjas, il y a même plusieurs cameras pour filmer l’événement.
Le cours commence, Sensei est comme un enfant en train de manipuler les plus hauts gradés comme des poupées, il est impressionnant ! Plein de vigueur et de malice, il n’en reste pas moins redoutable.
Aujourd’hui, j’ai pris les choses comme elles venaient sans me poser de questions, ce qui doit être en parti lié à la fatigue mais ça m’a permis de moins complexer sur mon niveau et de l’assumer. De plus, ce n’est pas à nous élèves de nous juger mais à nos Sempaï. J’ai pris du plaisir au cours des échanges, malgré la difficulté et grâce à mes partenaires, je perçois de plus en plus le sens du mot jouer.
Je souhaite de tout coeur à ceux qui le pourront de faire le déplacement au Japon, c’est une vraie expérience à vivre et surtout dans le monde du Budo.


Je vous dis à demain et à bientôt.

Vincent

Pas de cours vendredi 2 à Soisy

Le gymnase de Soisy accueille la soirée du pianothon, aussi, il n’y aura pas cours ce soir là. Demain jeudi, Jean-Marie assurera le cours à la MAM d’Etiolles à 20h.

Pour ceux qui le peuvent, je vous invite à en profiter pour aller au cours à Vincennes vendredi soir.

A l’attention de nos amis partis au Japon: merci pour vos articles qui nous permettent de partager un peu votre expérience. Nous les guettons avec impatience !

Estelle

 

Japon – Veille du Daïkomyosaï (suite)

Le temps file à toute vitesse, je réalise que j’ai oublié de parler de certains cours, de certains shihans. Je lâche donc un peu le côté chronologique, pour partager un maximum de choses, tant que c’est encore frais dans ma mémoire.

Je voudrais évoquer notamment Oguri sensei, qui m’a fortement impressionné par ses postures : comme si chacun de ses gestes était poussé par le sol par l’intermédiaire des mollets et des hanches (c’est difficile à faire passer juste en le décrivant). Son « style » est assez étonnant : il avance inexorablement sur son partenaire et va littéralement se coller à lui. On a l’impression qu’il le comprime sur lui-même, qu’il lui vrille tout le corps, jusqu’au moment où uke s’écroule de lui-même comme un château de cartes !

Lundi nous avons eu une journée magnifique, enchaînant les cours de Shiraishi, Arnaud et Nagato.

Cours avec Shiraïshi :

"Always smile"

J’ai beaucoup aimé ce cours, il m’a permis de commencer la journée de façon idéale, en douceur, et m’a mis sur les rails pour suivre les cours suivants dans de bonnes dispositions.

Nous arrivons près d’une demi-heure en avance avec les copains, et nous rendons compte qu’il y a déjà du monde

sur le tatami et que ça travaille déjà. Au moment où j’entre, un des pratiquants japonais se tourne vers nous et nous salue avec un grand sourire, il s’agit en

fait de Shiraishi sensei, qui tourne entre chaque pratiquant pendant l’échauffement. Il vient vers nous, salue chacun chaleureusement, et nous invite à venir rejoindre les pratiquants déjà sur le tatami.

Son cours sera basé sur le déplacement, il nous fait expérimenter différentes techniques, en insistant sur le fait de ne mettre aucune force, mais de sourire, pivoter pieds et hanches et laisser les choses se faire avec douceur. Il répétera à plusieurs reprises en anglais que l’on développe une grande puissance par ce type de travail, et que ça fonctionne à tous les coups.

J’ai apprécié aussi le fait que, pour chaque exercice, Shiraïshi sensei passe voir chaque pratiquant pour lui faire ressentir la technique.

Le cours pourrait se résumer en deux phrases : marchez correctement… et gardez le sourire quoiqu’il arrive.

Le t-shirt du Shiraïshi dojoD’ailleurs j’ai beaucoup aimé le t-shirt de son dojo, qui dit d’un

côté « always smile » et de l’autre côté « Give your opponent a magic moment » !

Il est déjà tard, j’enverrai mes notes sur les cours d’Arnaud et Nagato dans le prochain post.

Amitiés,

Damien

Japon – Veille du Daïkomyosaï

Encore une journée superbe, même si la fatigue se fait ressentir. Les plus grands nous font cours et ce matin c’est Arnaud qui nous a enseigné les armes. Il est tout simplement magistral. Je n y connais pas grand chose en budo mais son talent est palpable. Les démonstrations sont toujours replacées dans leur contexte historique ce qui nous permet de mieux comprendre le pourquoi de chaque mouvement et attaque. De plus, nous avions la chance d’avoir des armures pour en observer les failles ce qui permettait d’enrichir les commentaires.

Le soir, a défaut de voir sensei, nous avons profité du cours de Noguchi dans la plus grande salle des arts martiaux de Tokyo, c’est formidable ! Nous devions être environ 200, tous grades confondus en sachant qu’il y très peu de ceintures vertes et encore moins de ceintures blanches voir pas du tout.

Plus je pratique, moins je comprends mais tout est normal, a priori je dois m y faire.

Voilà, je vais finir ma soirée avec ce texte tout en m’étirant. Ca fait mal !!!!!!!!!!!!!!

Amicalement,

Vincent

Japon – Jour 4 (Vincent)

Les cours s’enchainent mais ne se ressemblent pas. Chaque maître a un apprentissage diffèrent. Grace à eux, je découvre la diversité du Budo. Quand on regarde les techniques, les gestes, les déplacements paraissent simples et accessibles mais la difficulté apparait très rapidement lorsqu’on est face à notre Uke.
Les techniques s’enchainent en passant d’une variante à une autre. Il est très instructif de variés ses partenaires de jeu, afin de prendre ce qu’ils ont a nous donné. Chacun à des aptitudes et des sensibilités différentes, les Ukes me permettent de prendre conscience également de mes défauts (très nombreux : ))
J’apprécie vraiment ce que je vis au japon, surtout au point de vue humain même si le fait de se retrouver face à soi est quelques peu déstabilisant.

Vincent

Japon – Jour 4 (Damien)

Cours avec Nagato sensei

Ce qui me frappe au premier abord chez Nagato sensei, c’est son attitude, très guerrière, l’impression de puissance qui se dégage de lui : regard perçant, cou de taureau, rectitude de la posture, hanches puissantes…

Concernant le cours, j’avoue ne pas avoir compris grand-chose… encore moins que d’habitude devrais-je dire. Ou peut-être est-ce la différence entre « je crois avoir compris » et « je me rend compte que je n’ai rien compris ! ». La compréhension mentale ne pouvant se faire qu’à partir de notre niveau actuel… il ne reste plus qu’à souhaiter que l’intégration se fasse à d’autres niveaux, sans passer par le mental (le shutô par exemple est un bon moyen d’intégration directe par le corps !).

Nous travaillons sur un enchaînement de deux attaques au poing.

Pour ce que je perçois, Nagato montre que l’on va absorber par la distance et contrôler les mains de uke en permanence, avec beaucoup de légèreté, pour se déplacer librement vers uke tout en le fixant sur place, en mode « rouleau compresseur ». Il montre notamment un moyen de contrôle assez surprenant, qui est de poser le bras d’uke contre le cou de tori ce qui libère une main à ce dernier, qu’il va pouvoir utiliser à bon escient pour placer un atemi ou saisir la deuxième main d’uke, par exemple.

Un autre mode de contrôle consiste à utiliser le bras d’uke comme un bouclier en le plaçant devant sa deuxième attaque.

Il montre aussi un déplacement qui le fait littéralement disparaître sous le bras d’uke en descendant sur ses jambes après avoir envoyé l’intention d’atemi vers le visage d’uke, ce qui lui permet de se retrouver « côté mort », et de contrôler le bras par l’extérieur et d’avoir accès à butsumetsu ou à la tête.
De façon générale, Nagato montre les techniques tranquillement, en marchant autour de uke, qui n’a visiblement aucune échappatoire. Il montre assez peu de frappes, mais on sent qu’à tout moment ça peut partir : pour compléter la métaphore utilisée plus haut, il s’agirait d’un rouleau compresseur, avec des missiles prêts à partir à chaque instant !

Cours avec Hatsumi sensei

Lors de ce cours, je ressens beaucoup plus le côté guerrier d’Hatsumi sensei, mais il est probable que mon état d’esprit soit différent de la veille, ce qui influe donc sur mon ressenti (comme quoi le ressenti est très subjectif et impermanent).

Je dis « guerrier » mais on pourrait aussi dire tout simplement « présent et vivant », comme s’il occupait tout l’espace du dojo dès son entrée. Et toujours cette façon d’enseigner avec une joie et un amusement communicatifs.

Sensei montre des techniques où l’on se retrouve près d’uke. Si je comprends bien, il explique que, dans les espaces exigus on va bouger à partir des épaules (mais toujours kadara, en étant dans sa posture, pour que tout le corps soit mobilisé) et utiliser les coudes, ce qui permet de garder les mains libres pour utiliser fudoken, happaken etc, et les doigts pour contacter les kyushô.

Hatsumi sensei montrera notamment un atemi du coude à butsumetsu, avant de remonter happa ken au menton, enchaîner avec fudô ken à la gorge, et éventuellement suivre uke dans son déséquilibre pour le contrôler à partir des kyushô du visage.

A plusieurs reprise, sensei insistera sur le fait d’être ni fort, ni faible, juste à l’équilibre, au zéro.

Et, formant un cercle avec ses deux mains, il explique qu’à travers le zéro on peut voir. Sauf si c’est un miroir, auquel cas il permet seulement de se voir… et sert aux femmes à se maquiller !

Le Honbu Dojo

Amitiés,

Damien

Bravo à Sylvie & Alain

La France compte deux nouveaux shidoshis depuis hier soir, au cours de Sensei. Bravo au dojo de Gérald de Laxou, Nancy

Petite photo à leur réveil ce matin, fatigués et heureux.

Amitiés

Damien, Stéphane, Cédric

Japon – Jour 2

Premier cours avec Hatsumi sensei !

Nous sommes très nombreux au HONBU DOJO. La légère tension que je ressentais en attendant le début du cours se relâche à l’entrée du sensei : il arrive avec un grand sourire et salue l’assemblée joyeusement, très simplement, avant de se mettre en position pour le salut.

Pour ce que j’en comprends, l’essentiel du cours portera sur l’utilisation des doigts pour sentir, et atteindre les kyusho (« points douloureux »)

Hatsumi sensei indique que les kyusho permettent non seulement de contrôler uke par la douleur mais aussi de prendre son centre. Il indique aussi qu’il est important de ressentir ces points douloureux en tant qu’uke, pour connaître cette sensation : ce sont des arts martiaux, la douleur fait partie de ce que l’on doit expérimenter.

Il insiste plusieurs fois sur le fait qu’il est important de développer la finesse de sensation des doigts, et être libre, naturel, pour pouvoir passer naturellement d’un kyusho à un autre.

A plusieurs reprises il répétera qu’il s’agit juste d’infliger une douleur terrible, sans blesser son partenaire (et cela inclut aussi l’attention à l’environnement pour protéger uke).

Les principaux kyusho qu’il montrera sont les yeux et la base du nez, mais aussi la joue, la machoire etc. et finalement, tout ce qui peut se présenter selon la situation, grâce à une lecture du corps d’uke et à l’utilisation naturelle des doigts ; un peu comme si le corps du partenaire était un piano, dont les kyusho seraient les touches… et tori le pianiste qui improvise naturellement en passant d’une touche à l’autre, ce qui fait vibrer les cordes à l’intérieur d’uke.

Pendant la pause, Hatsumi sensei prend soin de réaliser des calligraphies pour les élèves qui le lui demandent.

De lui, je retiens en particulier le côté joyeux, l’impression qu’il m’a donné de beaucoup s’amuser sur le tatami, et la bienveillance qu’il manifeste y compris lorsqu’il « torture » gaiement ses uke en démontrant les points douloureux.

Ma première photo avec Hatsumi sensei

      Damien