Cours d’armes avec Arnaud Cousergue

Le cours commence par un échauffement, mêlant renforcement musculaire spécifique et étirements.

(Pour ceux qui voudraient apprendre ces exercices, il est possible d’en visionner gratuitement la séquence sur koï martial art : http://koimartialart.com/freevideo).

Taïjutsu

Lors de son cours Arnaud reprendra certains concepts abordés par Hatsumi sensei la veille, pour en donner sa compréhension, notamment Tenmon et Chimon, l’aspect spirituel et l’aspect matériel/ formel, qui se rejoignent en Gakumon (la connaissance). Vous pouvez en consulter l’explication d’Arnaud sur son blog : http://kumafr.wordpress.com/
Il reprend aussi ce que Hatsumi sensei explique sur le présent : ne pas être dans le passé ou projeter le résultat l’on voudrait produire, mais être dans le présent. Cela permet de se placer dans le « futur » d’uke qui est forcément en décalage (soit dans sa mémoire, soit dans ce qu’il a envie de faire) et donc d’avoir toujours un temps d’avance sur lui.

Hanbô

A partir des techniques tsuke iri et koshi ori, Arnaud insiste sur l’importance d’apprendre à travailler à partir des pieds et des déplacements et non à partir de l’arme, l’erreur courante consistant à vouloir utiliser l’arme et donc à forcer avec les bras.
Il indique qu’il ne faut pas finir la technique pour éviter de s’attacher au résultat. Il suffit généralement d’induire la réaction d’uke en prenant le contrôle de son mental, en jouant sur ses tensions, ses réactions, pour le faire « bugguer » et le conduire à s’écrouler de lui-même.

Tachi et yari

Arnaud nous donne des indications historiques et tactiques. Par exemple si l’on est dans une situation avec tachi (sabre de cavalerie) et yuroï (l’armure) : contrairement à ce que l’on pourrait croire, le tachi est un bouclier et le yuroï est l’arme. Par contre dans une situation où l’on aurait un tachi et une yari (lance à section triangulaire), la yari devient le bouclier et le tachi est l’arme.

Parmi les indications tactiques sur la yari, Arnaud nous rappelle qu’il va falloir adapter l’utilisation de l’arme au terrain, et notamment toujours placer l’extrémité de la lance au-dessus du niveau de l’herbe, pour éviter d’être ralenti dans les mouvements. Autre indication, on imprime une rotation à la yari lors du tsuki pour augmenter les chances de faire pénétrer la pointe par une faiblesse de l’armure.Yari et yuroï

Nous terminerons le cours avec l’utilisation de la yari et du tachi que l’on va « entremêler » pour créer un blocage sur le bras d’uke et le déséquilibrer. Si l’on replace dans le contexte avec le samouraï en armure, cela nous permet de mieux comprendre l’importance du déséquilibre avant de porter un coup d’estoc.. une fois l’adversaire au sol !

Un concept plus abstrait abordé par Arnaud est celui de ne pas forcément viser dans le corps d’uke mais dans le kukan, les espaces vides autour du corps d’uke : l’effet en est très surprenant, le corps réagissant de façon automatique et se déséquilibrant sans même être touché par l’arme.

En conclusion c’est toujours passionnant de faire des armes avec Arnaud, parce qu’au delà des techniques, il fournit une matrice très ouverte, notamment en les replaçant dans leur contexte, en expliquant les particularités de chaque arme, et en dépassant au final l’aspect purement technique.

Toujours en différé, je vous donnerai demain mes impressions du 1er jour de Daïkomyosaï.

Amitiés,
Damien

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