Dernier cours

  1. Bonsoir,

Nous donnons le dernier cours de l’année à la MAM ce soir à 19h.

Amitiés,
Cédric

cours demain après midi

Bonjour à tous les N91, grâce aux gardiens du Budokan, nous avons l’autorisation de l’agglomération pour utiliser à notre gré, pendant cette semaine notre salle d’entraînement.

Je vous invite à nous retrouver demain à 16 h00 à la MAM.

ps : si Estelle n’accouche pas bien-sur.

Sinon il y a cours jusqu’à jeudi soir aux horaires habituels

Amitiés

Cédric

Ps :  pouvez vous me laisser un commentaire sur le blog ou un sms pour prévenir de votre venue demain.

merci

 

encore un article pour stephane

cette fois ci c’est une vidéo qu’un journaliste à créée atour de Stephane et du Budo Taijutsu.

Encore bravo à toi Steph et un grand merci

Amitiés

Cédric

Daïkomyosaï J3

Le troisième jour du Daïkomyosaï se déroule dans un gymnase. Comme pour le dojo d’Ayase, nous retirons nos chaussures à l’entrée et enfilons des savates pour accéder aux salles.

Hatsumi sensei arrive, accompagné d’élèves qui portent des valises plus toutes jeunes.

Je ne sais pas encore ce qu’il nous réserve, jusqu’au moment où il ouvre une des valises et en sort des rouleaux : il s’agit d’aquarelles réalisées par son maître, Takamatsu sensei, sur makimono. Il nous explique qu’il est important d’ouvrir son esprit et de connaître tout cela, de s’en imprégner.

Nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises : par la suite nous aurons droit à des rouleaux de toutes sortes (dessins de personnages, d’armes…) et en particulier des densho, sous forme de dessins ou de calligraphies, dont certains datent d’avant l’ère edo, et sont réputés introuvables. Il y en a même certains dont les écoles existent encore et ne les ont pas en leur possession : forcément, ils sont là, sous nos yeux !
Et Hatsumi sensei nous explique simplement que tous ces rouleaux sont venus à lui naturellement.

Sur certains on trouve des dessins montrant les mouvements de yari ou encore de sabre, avec le personnage sous forme “papillon” (il me semble que c’est la traduction du mot japonais) : le maître d’arts martiaux qui les a dessinés a mis juste l’essentiel pour comprendre le mouvement, c’est à dire le squelette sous forme stylisée.

Ces rouleaux, qui mesurent parfois une bonne dizaine de mètres sont tout simplement incroyables, non seulement par leur rareté,  mais aussi par leur beauté et ce qui en émane : les traits sont tracés avec précision et fermeté, dans des styles souvent très différents, parfois vifs et tranchants, parfois ronds et forts, d’autres encore lêgers et déliés.

Au-delà du sens des mots, Hatsumi sensei nous dit que la calligraphie permet de sentir la personnalité de celui qui l’a rédigé, et que regarder ces rouleaux est une forme de budo. Je le conçois comme une invitation à s’imprégner de cette connaissance, même sans comprendre. Un peu comme lorsqu’on nous montre une technique : souvent nous n’en comprenons qu’une infime partie (souvent la partie extérieure, mécanique) mais, en fonction de la qualité de l’enseignant, il y a autre chose qui se transmet de manière directe, sans passer par la compréhension mentale.

Hatsumi sensei conclue sur l’importance de préserver ce savoir, afin qu’il puisse bénéficier au monde et aux générations à venir.

Cependant, ainsi qu’il le rappelle en souriant malicieusement, ce savoir est important, mais il ne suffit pas : il faut aussi s’entraîner !

L’après-midi, nous continuons le travail sur les kyûsho. Comme dans les cours précédents, Hatsumi sensei demande à un 15ème dan de montrer une technique, puis après quelques minutes de pratique nous montre des variantes incluant les kyûsho, insistant sur le mouvement naturel, et l’importance d’avoir le corps le plus libéré possible. Pour moi cela fait lien avec l’exhortation d’Arnaud à ce que nous devenions  souples ! Sensei montre notamment des mouvements très libres des épaules, des hanches…et même, avec un brin de facétie, des oreilles !

Sur son blog, dans l’article Use a Telescope to see through Space and TimeArnaud décrit à un moment  la sensation ressentie en saisissant sensei : “Je n’ai rien senti, il a juste disparu.[…] Pour réussir cela Hatsumi sensei joignait simplement ses épaules entre mes bras comme s’il n’avait pas de structure osseuse, pas de cage thoracique au milieu ! ” (j’ai traduit pour les non anglophones^^)

Je ne sais si c’est la saturation liée aux 3 jours, mais rapidement je me sens épuisé, vidé, et il me semble que c’est aussi le cas de mes partenaires, pourtant plus avancés que moi dans le budo. J’ai l’impression que sensei monte d’un cran dans ce qu’il nous montre, contrôlant uke, sans même le toucher, par des mouvements (des ondulations?) subtils de son corps.

Sur les dernières minutes, bien que le style soit très différent, j’ai l’impression d’assister à une démonstration de ô sensei (Morihei Ueshiba, fondateur de l’aïkido) vers la fin de sa vie… aussi «connecté» et inspiré : à ce stade il n’y a même plus de combat, il y a juste la vie !

Amitiés,

Damien

PS: mon prochain article portera sur la soirée d’anniversaire d’Hatsumi sensei, riche elle aussi en rebondissements !

Stage retour Japon

 

 

Vous le savez tous, ce week end à Vincennes, Arnaud fait son stage retour Japon.

Jean Marie qui s’occupe des repas du midi, ne pourra être au stage dimanche.

Est ‘il possible à l’un d’entre vous de récupérer dimanche matin la nourriture chez Jean Marie.

Si oui mettez vous en rapport avec lui ce soir au cours ou par téléphone.

Merci & bon stage

Amitiés

Cédric

Daïkomyosaï J2

Daikomyosai-J2

En ce deuxième jour de Dakyomyosaï il pleut pour la première fois depuis notre arrivée au Japon. Nous nous replions dans un grand réfectoire dont les tables et chaises ont été mis de côté : le ninjustu est un art d’adaptation !

Hatsumi sensei commence la matinée en présentant de petites armes de toutes sortes et toutes formes (notamment

des chaînes et des griffes). Il demande aux 15èmes dan de les travailler pour être à l’aise avec toutes ces armes, et indique qu’il faut s’habituer à toujours aller au-delà pour évoluer et ouvrir notre esprit.

Pendant cette journée encore, Hatsumi sensei insistera sur le concept de Karada, utiliser tout le corps (ou, comme le décrit Arnaud dans son article, faire un avec son corps et le celui d’uke)  afin de pouvoir se débarrasser des adversaires avec un minimum de dépense d’énergie.

Il en montrera différentes applications, par exemple la saisie du crane d’uke du bout de doigts pour prendre son équilibre. Il le démontrera sur plusieurs personnes de l’assistance, qui ont toutes réagi de la même façon : s’écrouler au sol en grimaçant de douleur !

Sur les shime waza (shime = serrer), il montrera le lien entre étranglements, frappes, et postures. Pour ce que j’en comprends, la posture est ce qui importe le plus. L’étranglement et la frappe n’étant que des opportunités transitoires liées aux postures relatives d’uke et de tori, et s’enchaînant naturellement.

Si tori suit le mouvement naturel, alors il n’y a pas de séparation entre les deux : l’étranglement devient frappe, et la frappe devient étranglement. Et le mouvement d’uke devient le mouvement de tori.

A partir d’un travail au couteau, Hatsumi sensei rappelle qu’une erreur courante quand on tient une arme en main consiste à se concentrer sur celle-ci. Là encore il indique de toujours agir à partir du corps “un” -karada- l’arme n’étant qu’une extension de ce corps.  Il aborde à nouveau la notion de kukan : dégainer couteau dans le Kukan et attaquer dans le kukan. Laisser les choses se faire naturellement et en douceur. Cela rejoint le concept Munen muso, ne pas penser, être sans intention.

Pour un couteau caché dans la manche et reposant sur les doigts repliés, il montre un mouvement de relâchement de l’épaule, qui fait descendre le bras et permet de sortir l’arme naturellement. Encore une fois, sensei explique qu’il faut être libre dans ses mouvements d’épaule, et pouvoir bouger tout le corps librement. Cela permet entre autres de ne pas opposer de résistance à uke, de ne pas lui donner de prise et ne jamais être où il nous attendrait.

En parlant de ne jamais être où on l’attend, pour le 3ème jour, Hatsumi sensei nous réservait une surprise de taille ! Cela fera l’objet de mon prochain article.

Damien

Daïkomyosaï J1

Il fait un temps superbe pour ce premier jour de Daïkyomyosaï dans un grand parc de la ville de Noda, au Nord de Tokyo.

Les ninjas sont venus nombreux et de tous pays pour assister à cet évènement auquel sont présents les plus hauts gradés.

Hatsulmi sensei fait beaucoup travailler les 15ème dan : il demande à certains de montrer une technique que l’on va reproduire, puis après nous avoir fait travailler différents aspects de cette technique, en particulier l’utilisation des kyûsho (qui, rappelons-le, correspond  au thème de l’année), il fait défiler hauts gradés qui démontrent leur application de la technique proposée.

Concernant les kyûsho, il parle de trouver les kyûsho dans la structure d’uke, dans l’intégralité de son corps, mais aussi dans l’environnement (après avoir envoyé un de ses uke contre un arbre!).

Il parle aussi de trouver les kyûsho dans le kukan (l’espace vide laissé entre uke et tori) sans intention, laisser faire la nature pour que soit fait ce qui doit être fait. Je le comprends comme se laisser guider par les courants naturels, laisser les doigts suivre les ouvertures, comme si’ils étaient “aspirés”.

Hatsumi sensei évoque à nouveau le zéro, le cercle, symbole que l’on retrouve souvent dans le zen. Il propose de sortir des notions de force/faiblesse, de gagner/perdre, et nous invite à changer de dimension.

Il conclue la journée en nous invitant à retrouver l’aspect naturel des choses, pour pouvoir survivre [dans un monde en pleine mutation ?] et insiste sur le fait qu’il est essentiel de comprendre la nature et de la suivre.

La suite très bientôt…

Damien

retour japon

bonjour nous voilà bien arrivés

il y a cours ce soir au dojo d’Etiolles avec moi

Ce week end il y a stage retour Japon à Vincennes avec Arnaud.

Si vous pouvez, ne le manquez pas, nous avons vécu tellement de grandes choses auprès de Sensei.

pour plus d’infos aller sur blog d’Arnaud.

Amitiés à tous

ps j’espère que vous avez apprécié les articles de Vincent et de Damien pendant notre voyage, il semblerait que de nouveaux soient rajoutés à posteriori.

Un souhait, serait que bcp de N91 soient avec nous à notre prochain voyage. C’est une grande chance de pouvoir rencontrer un Soke dans une vie martiale

Cédric

Les valises sont faites…

Bonjour,

Voilà, notre fantastique voyage au Japon touche à sa fin, et il me reste encore plusieurs articles en cours de rédaction que je terminerai dans l’avion (15h de voyage, cela devrait me laisser le temps!). Je les posterai à mon retour en France.

Anniversaire d'Hatsumi sensei

En guise de « teaser », je puis vous dire que la fin du Daïkomyosaï a été mémorable, et pas seulement la partie « stage » mais aussi la soirée d’anniversaire d’Hatsumi Sensei ! (je ne parle même pas de la suite de la soirée… qui explique en partie le retard que j’ai pris dans la rédaction des articles  🙂

Trajet en train

Qui a dit que les Japonais étaient des gens distants ?!


Je vous retrouve donc à mon retour du Japon pour la suite des articles, et pour l’entraînement avec ceux qui pratiquent chez nous.

Pour ceux que je retrouverai sur le tatami, préparez-vous bien, j’ai fait le plein de techniques secrètes ninjas ! )

A bientôt, au plaisir de vous revoir tous, amitiés

Damien

DKM -J2

Bonjour à tous,

Aujourd’hui à été pour moi une bonne journée comme toutes celles que je passe depuis mon arrivé.
L’entrainement est maintenant notre quotidien mais la fin se fait sentir, alors il faut en profiter un maximum.
Le deuxième jour du stage vient de se terminer, avec des techniques utilisant les kyusho, déséquilibre et douceur.
Dès que j’utilise la force, j’arrête la technique afin de ne progresser que dans le bon chemin.
A ma grande surprise, je suis passé au milieu du cercle des Ninja pour faire une technique avec ma partenaire. Le binôme était intéressant car il y avait une différence de taille significative. J’ai eu un sentiment d’étonnement, un léger stress et un trou noir. La prestation ne fut pas des meilleures mais l’expérience fut mémorable car passer devant Soke et les meilleurs Ninja reste une bonne expérience.
Je sais que la route est longue mais je tente de tirer de chaque expérience une note positive pour évoluer.
Je vous souhaite à tous une bonne journée.

Vincent.