Daïkomyosaï J2

Daikomyosai-J2

En ce deuxième jour de Dakyomyosaï il pleut pour la première fois depuis notre arrivée au Japon. Nous nous replions dans un grand réfectoire dont les tables et chaises ont été mis de côté : le ninjustu est un art d’adaptation !

Hatsumi sensei commence la matinée en présentant de petites armes de toutes sortes et toutes formes (notamment

des chaînes et des griffes). Il demande aux 15èmes dan de les travailler pour être à l’aise avec toutes ces armes, et indique qu’il faut s’habituer à toujours aller au-delà pour évoluer et ouvrir notre esprit.

Pendant cette journée encore, Hatsumi sensei insistera sur le concept de Karada, utiliser tout le corps (ou, comme le décrit Arnaud dans son article, faire un avec son corps et le celui d’uke)  afin de pouvoir se débarrasser des adversaires avec un minimum de dépense d’énergie.

Il en montrera différentes applications, par exemple la saisie du crane d’uke du bout de doigts pour prendre son équilibre. Il le démontrera sur plusieurs personnes de l’assistance, qui ont toutes réagi de la même façon : s’écrouler au sol en grimaçant de douleur !

Sur les shime waza (shime = serrer), il montrera le lien entre étranglements, frappes, et postures. Pour ce que j’en comprends, la posture est ce qui importe le plus. L’étranglement et la frappe n’étant que des opportunités transitoires liées aux postures relatives d’uke et de tori, et s’enchaînant naturellement.

Si tori suit le mouvement naturel, alors il n’y a pas de séparation entre les deux : l’étranglement devient frappe, et la frappe devient étranglement. Et le mouvement d’uke devient le mouvement de tori.

A partir d’un travail au couteau, Hatsumi sensei rappelle qu’une erreur courante quand on tient une arme en main consiste à se concentrer sur celle-ci. Là encore il indique de toujours agir à partir du corps “un” -karada- l’arme n’étant qu’une extension de ce corps.  Il aborde à nouveau la notion de kukan : dégainer couteau dans le Kukan et attaquer dans le kukan. Laisser les choses se faire naturellement et en douceur. Cela rejoint le concept Munen muso, ne pas penser, être sans intention.

Pour un couteau caché dans la manche et reposant sur les doigts repliés, il montre un mouvement de relâchement de l’épaule, qui fait descendre le bras et permet de sortir l’arme naturellement. Encore une fois, sensei explique qu’il faut être libre dans ses mouvements d’épaule, et pouvoir bouger tout le corps librement. Cela permet entre autres de ne pas opposer de résistance à uke, de ne pas lui donner de prise et ne jamais être où il nous attendrait.

En parlant de ne jamais être où on l’attend, pour le 3ème jour, Hatsumi sensei nous réservait une surprise de taille ! Cela fera l’objet de mon prochain article.

Damien

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Un commentaire sur “Daïkomyosaï J2

  1. Merci Damien pour tes retours, très précieux. Il me donne envie d’y être, mais me donne l’impression d’y goûter.

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