Mutō Dori

Tout au long du séjour, le concept de Mutō Dori est revenu de manière récurrente, comme un fil conducteur reliant les différents enseignements, avec des expressions telles que « Mutō Dori feeling » ou « Mutō Dori taïjutsu ».

Le présent article est le fruit de réflexions suite aux cours suivis pendant mon séjour au Japon, mais aussi d’échanges avec des professeurs et d’autres élèves, de recherches sur différents sites etc.
Il ne s’agit donc pas de réponses définitives et à prendre au pied de la lettre, mais de pistes de réflexions pour créer votre propre compréhension de ce concept.
Et, évidemment, le plus important, au-delà de la compréhension, est d’expérimenter, de ressentir, de pratiquer sur le tatami et au-délà.

Mutō Dori (無刀取り ou 無刀捕) peut se traduire littéralement par « faire face à l’épée sans être armé », ou « sans tenir une épée ».

Mais la traduction ne donne qu’une très vague idée de ce dont il s’agit : dans le Bujinkan, Mutō Dori dépasse largement l’idée de techniques de désarmement. Il constitue l’essence de la pratique martiale.

Une pont entre esprit et corps

Mutō Dori se situe sur une ligne subtile entre l’esprit et le ressenti. Il incarne l’approche holistique propre aux arts martiaux du Bujinkan, où la technique ne peut être dissociée de l’état intérieur du pratiquant.

Comme l’écrit Masaaki Hatsumi dans Japanese Sword Fighting :

« Mutō Dori commence par le courage d’affronter un adversaire en étant prêt à n’avoir aucune arme. Sans un entraînement approfondi en taijutsu, vous ne pourrez acquérir la maîtrise subtile du Mutō Dori …/… Le cœur du guerrier repose sur la préparation. Le cœur de la nature, ou cœur divin, est fondamental. Ce cœur contrôle aussi le kamae physique. Sans unité de l’esprit et du corps, vous ne comprendrez jamais la raison d’être d’un artiste martial …/… Acquérir la véritable connaissance du Mutō Dori signifie gagner la protection des dieux. »

Cette vision relie directement la pratique martiale à une dimension spirituelle, fortement influencée par le bouddhisme zen : le mouvement naît d’un état d’unité intérieure plutôt que d’un effort volontaire.

La notion de courage

Mutō Dori implique une forme de courage.
Il ne s’agit pas seulement d’oser affronter un adversaire alors que l’on n’est pas armé, mais surtout d’avoir le courage de ne pas penser, de ne pas préméditer, de ne pas savoir ce que l’on va faire.

Face au danger, le pratiquant apprend à agir sans tension mentale excessive, avec un corps détendu et disponible. L’intention rigide – vouloir appliquer une technique précise – devient un obstacle, car elle réduit le champ des possibles.

À l’inverse, l’absence d’intention ouvre la perception : il devient possible de saisir ce qui apparaît dans l’instant. Le mouvement cesse d’être planifié pour devenir vivant. Chaque situation peut alors engendrer une réponse nouvelle, créative et adaptée.

Devenir « zéro »

Pour cela, tori doit devenir zéro.

Être zéro signifie :
– ne pas chercher, imposer, anticiper
– laisser venir dans l’instant, sans intention
– disparaître, être « rien ».

Tout devient alors possible. Lorsque tori devient « rien », alors peut alors naître « il y a ».

Mais être zéro ne concerne pas seulement tori.
On cherche aussi à amener uke à zéro, c’est-à-dire à un état où ses possibilités disparaissent :
– impossibilité d’utiliser sa force
– impossibilité d’appliquer une technique
– impossibilité de fuir…

Le contrôle naît alors non d’une opposition directe, mais d’une dissolution des options adverses.

Comprendre les principes plutôt que reproduire les formes

Shiraishi sensei nous a rappelé à plusieurs reprises de ne pas chercher à reproduire exactement les enchaînements montrés. Une technique n’est qu’un exemple momentané, et d’ailleurs Hatsumi soke n’enseignait pas de techniques.

L’objectif n’est pas l’imitation, mais la compréhension des principes.

Et comprendre les principes nous permet développer notre capacité à créer, à chaque instant, une réponse adaptée à ce qui se présente.

Mutō Dori est alors compris comme un processus vivant : la forme émerge de la situation plutôt que d’un modèle mémorisé.

Hatsumi soke - Muto dori
Hatsumi sensei – Mutō Dori

Au plaisir de nous retrouver bientôt sur le tatami !
Damien


Pour aller plus loin :

Quelques concepts connexes

Shizen Shigoku (自然至極), « l’ultime naturel » : un état de spontanéité dépassant toute explication rationnelle.

Banpen Fūgyō (万変不驚), « dix mille changements, aucune surprise » : la capacité à s’adapter à toutes les possibilités.

Kuzushi (崩し), le déséquilibre. Issu du verbe kuzusu (崩す), qui signifie perturber l’équilibre de l’adversaire, et peut aussi se traduire par détruire. Ici ce serait détruire la structure physique et mentale, en mettant uke dans un état de confusion qui l’empêche d’agir.

Voir aussi :

– Un article écrit par Arnaud Cousergue en 2015 Les Muto Dori ne sont pas les Muto Dori – Bujinkan Ninjutsu
– Un article écrit par Julia en 2018 Mûto Dori – Notes | Ninjas Club 91
– Le livre de Hatsumi soke, conseillé par Shiraishi sensei :

Fin de la première semaine

Une semaine intense entre entraînements au dojo, rencontres, et découverte artistique.

Bonjour à tous,

Cette fin de semaine a été bien remplie : beaucoup d’entraînements, de belles rencontres, et de belles expériences aussi bien sur le plan martial qu’humain.

Plutôt que de vous raconter chaque cours les uns après les autres, ce qui alourdirait un peu le blog, je préfère partager avec vous quelques éléments qui m’ont particulièrement marqué ces derniers jours.

Quelques enseignements marquants

Que ce soit dans les cours des sensei Nagato, Shiraïshi ou Furuta, malgré leurs styles très différents, certains principes reviennent constamment. Tous ont insisté sur plusieurs points essentiels.

Trois idées en particulier sont revenues régulièrement dans les cours :
– l’importance du déplacement (taihenjutsu 体術) : être au bon endroit, au bon moment, pour s’ouvrir le plus de possibilités… tout en limitant celles de uke ;
– la nécessité de créer le déséquilibre chez uke avant même de chercher à appliquer une technique ;
– et le feeling muto dori, un concept profond auquel je consacrerai sans doute un article entier.

Nagato soke 4 mars
Nagato soke 4 mars
Furuta soke 5 mars
Furuta soke 5 mars

Un entraînement en petit comité

Jeudi soir, j’étais au au dojo de Shiraïshi sensei à Kita-Kashiwa.

Nous n’étions que trois élèves : les frères Saïto (pour ceux qui les connaissent) et moi. J’ai donc eu la chance de m’entraîner uniquement avec des Japonais.

Ce fut une séance très riche, pendant laquelle j’ai pu travailler sur le relâchement : pas seulement celui des épaules, mais aussi celui des muscles posturaux profonds.

Grâce à l’aîné des deux frères, j’ai pu ressentir à quel point cela fait une différence d’être « relâché » ou d’être vraiment relâché.
Dans le premier cas il se montrait impossible à bouger : stoïque, tranquille et inamovible, il me laissait le temps d’explorer en moi-même les recoins où se nichaient encore des tensions ; et dès que je les relâchais, son corps partait instantanément en déséquilibre, jusqu’à se retrouver au sol (sans que je ne fasse rien de plus !).

Ce fut une leçon à la fois subtile, exigeante et libératrice (en tout cas un début de libération).

En effet il n’est pas impossible que, même dans les gestes de tous les jours, je (on) mette trop de force, trop de tensions musculaires, ne serait-ce que pour se tenir debout, tout en croyant être relaxé.
Reste à trouver comment conserver ce niveau de relâchement au quotidien, pour qu’il devienne le nouveau « naturel »… et à le conserver dans les situations plus stressantes.

Cours Shiraïshi 5 mars

Quand l’art fait écho à la pratique

Enfin, je voudrais partager un moment un peu différent, vécu samedi après-midi.

J’étais invité à une exposition de peinture par une Japonaise rencontrée il y a quelques années au dojo de Kita-Kashiwa. Son mari et son fils participent au cours de karaté qui a lieu juste après celui de Shiraïshi sensei le samedi matin. Comme elle parle très bien anglais, nous avions commencé à discuter… et, au fil des années, une amitié s’est créée.

Cette amie, Yoko Hata, est illustratrice et peintre amateur, elle fait partie d’un club qui exposait dans une petite galerie près de la gare de Kashiwa, assez proche de mon hôtel.

J’ai beaucoup apprécié l’exposition : l’accueil chaleureux de Yoko et de ses amis, la discussion avec son fils sur l’histoire européenne (sa passion), et bien sûr les œuvres présentées.
Mais ce qui m’a particulièrement marqué, c’est la série de peintures de Yoko, réalisées à la gouache. Elle y représente essentiellement des natures mortes de scènes du quotidien. Des sujets simples, très ordinaires… mais dont elle parvient à révéler toute la beauté.

En regardant ces tableaux, je n’ai pu m’empêcher de faire un parallèle avec notre art.
Le ninjutsu part lui aussi d’un geste simple, trivial – un coup de poing ou de sabre, une saisie – pour le transformer en quelque chose de beau, de fluide, voire transcendant.

Et c’est tout l’objet de l’Art martial : partir d’un acte terre-à-terre, le combat, et en faire un outil qui nous aide à devenir de meilleurs êtres humains, voire – pour ceux qui le souhaitent – à transcender notre nature humaine et entrer en contact avec notre nature spirituelle.

Voilà pour cette fin de semaine les amis, à bientôt !
Damien

Japon 2026 – Deuxième jour

Après une vraie nuit de sommeil, c’est un peu plus frais que j’ai pu aborder la deuxième journée, pour participer à deux cours : celui de Shiraïshi sensei le matin, et celui de Tedzuka sensei le soir.

Cours avec Shiraïshi :

Comme toujours, sensei accueille tout le monde par un grand sourire… et des bonbons (pre-training carbs !)

Le cours débutant à 10h, on commence logiquement à s’entraîner « pour s’échauffer » à 9h30 !

En résumé, nous avons revus les fondamentaux des cours de Shiraïshi sensei : marcher, et laisser la marche créer des ouvertures et des possibilités de développement (pour tori bien sûr… parce que pour uke ça ferme plutôt les options !).

On a travaillé à partir de différentes actions de uke : saisie (ou plutôt tentative de saisie) d’un ou des deux poignets, saisie coude et revers du keikogi (saisie type judo), jodan tsuki.

Un des élèves américains, qui venait lui aussi d’arriver au Japon a posé des questions sur le travail / la méthode d’entraînement de Shiraïshi sensei, et sur ce qu’il a appris de Hatsumi soke.
Nous avions la chance d’avoir notre ami Joshua (américain, mais vivant au Japon et parlant couramment la langue!) pour traduire, donc sensei a parlé plus que d’habitude et a développé la logique et les éléments principaux de son travail.

Quelques points clés qu’il a abordé :

  • Il avait son cours le lendemain de celui de soke, ce qui lui permettait de travailler un ou deux points qu’il avait capté la veille.
  • En observant comment soke marchait (y compris dans la rue) il en a tiré sa façon de bouger et de décomposer le mouvement « foot-spine-hand » (pied-colonne-main). Le fait de bouger le corps, que ce soit en transférant son poids d’un pied à l’autre ou en tournant les épaules, va entraîner le mouvement des mains.
  • Il est important de comprendre la ou les idées derrière un kata, parce que dans la réalité les choses ne se passeront pas comme dans le kata, ça n’a donc pas de sens de savoir le reproduire parfaitement. Chaque kata sert à comprendre un ou plusieurs points/concepts/principes.
  • Il faut créer un déséquilibre chez uke avant d’appliquer quelque technique que ce soit. La « technique » n’est qu’une suite logique du déséquilibre d’uke et exploite celui-ci (idéalement, uke ne doit même pas se rendre compte qu’il est en déséquilibre, jusqu’à ce qu’il soit trop tard)
  • Si on décide d’utiliser une certaine technique, on ne sera pas en mesure de l’appliquer, parce qu’on est trop fixé sur « je veux faire ça », et non sur ce qui se passe sur le moment.
  • Réfléchir pendant l’action crée une crispation et ferme les possibilités
  • Le fait de marcher permet de saisir les opportunités quand elles se présentent, sans préméditer, sans rien avoir en tête.
  • Il vaut mieux comprendre la façon de faire, une suite de mouvements simples, qui va faire naître ce qu’on appellera des « techniques », plutôt que d’apprendre une collection de techniques.
  • Tori est donc libre quoiqu’il arrive et peut aller dans toutes les directions selon ce qui se présente. Cela permettrait d’atteindre le plus haut niveau de pratique, le Juppō Sesshō (je ne suis pas certain de ce dernier point)
  • Le dojo est un lieu où l’on est en sécurité (d’où l’importance de s’entraîner avec des amis), et donc l’endroit où on peut (doit?) faire des erreurs, pour progresser.
  • Surtout ne pas reproduire ce que fait Shiraïshi sensei (ou tout autre sensei), mais comprendre les points clés, comment il a construit l’enchaînement qu’il a montré, pour pouvoir créer soi-même
  • Hatsumi soke le disait lui-même : il ne voulait pas des gens qui copient des technique, mais plutôt des gens qui copient un niveau humain, des personnes capables de penser par elles-mêmes, de créer par elles-mêmes.

Cours avec Tedzuka :

En guise d’échauffement, nous avons pratiqué différents katas :
Gohō no kata : omote gyaku, ura gyaku, omote henka, musha dori, musō dori, et le fait de les combiner, en passant d’omote à ura en cours de route.
Sanpō no kata : à partir de ichimonji no kamae (posture en forme de n°1), jumonji no Kamae (posture en forme de N°10), hichô no kamae (posture de l’oiseau)
On enchaîne les formes de façon dynamique, sans s’appesantir dessus, pour préparer le corps, et mettre le mental de côté.
Tedzuka sensei nous a notamment rappelé l’importance d’avoir les épaules relâchées et mobiles, pour un contrôle sans force (et je profite de l’occasion pour remercier Cédric dans un premier temps, et Stéphane actuellement, pour nous avoir formés à travailler de façon subtile et sans force… ce n’est pas le cas de tous les pratiquants du Bujinkan)

Puis nous avons travaillé la yari (la lance) avec uke armé d’un sabre.

Tedzuka sensei en a profité pour nous montrer que les distances changent mais que les principes restent les mêmes.

Il a rappelé que Hatsumi soke disait souvent : travaillez les armes comme si vous étiez à mains nues, et travaillez à mains nue comme si vous aviez une arme (traduction approximative 😉 )


Voilà pour ce deuxième jour.

A bientôt pour la suite (plus ou moins quotidienne) de mes aventures nippones !
Damien

Japon 2026 – Premier jour (impressions)

Quelques impressions du cours de Nagato soke :

On a travaillé différentes formes, à chaque fois Nagato soke insistait sur des aspects différents :
– le déplacement des pieds (ashi)
– déplacer tout le corps (karada)
– la distance
– le kamae…
pour finir sur des formes libres, avec comme consignes : utiliser le même départ… et il faut que ça marche.

Lors de la pause Nagato soke a évoqué :

le kyojutsu et différentes formes qu’il peut prendre (du mensonge au camouflage de la réalité, en passant le mouvement de diversion…), pour conclure sur le changement et l’importance de se changer soi-même (surtout si l’on n’est pas heureux). Il a repris l’exemple d’Hatsumi soke qui était très dur à une période de sa vie et est tombé très malade pendant 5 ans et, se voyant déjà mourir, a changé pour devenir plus joyeux.

le Budo, qu’il associe à la conscience divine, qui ne se pense pas mais se ressent. Il l’a aussi associé à mushin, bouger sans penser/réfléchir, sans volonté/force. Il a rappelé que Hatsumi soke décrivait souvent les arts martiaux comme un trésor pour l’humanité.

Voilà pour cette première journée, je publierai régulièrement des articles pendant tout mon séjour.
A bientôt les amis !
Damien

Rentrée 2025-2026

Bonjour,

J’espère que vous avez passé un bon été, et que vous êtes en pleine forme !

Il est temps de reprendre le chemin des tatamis (même si l’entraînement ne s’est jamais vraiment arrêté).

Voici quelques informations pour la rentrée

A Mennecy :

Nous avons changé de dojo, et aurons dorénavant 3 lieux d’entraînement :
Lundi et Mercredi au centre de Loisirs Joseph Judith. L’entrée se fait par le portail du stade Alexandre Rideau, aller jusqu’à l’escalier et descendre au sous-sol (attention, nous devons fermer le portillon à clés pendant les entraînements, prévoyez d’arriver à l’heure)
Samedi à l’école de la Sablière (entrée côté rue de la Sablière, par le portail roulant)
Dimanche (cours avancés) au gymnase intercommunal Nikola Karabatic, rue Louise de Vilmorin

A Soisy-sur-Seine :

Le forum des associations se tiendra ce samedi 6 septembre, de 9h à 14h, au gymnase des Meillottes.
Il n’y aura pas de démonstration cette année.
Les cours reprennent à partir du vendredi 12 septembre.


Au plaisir de tous nous retrouver sur LES tatamis !

Damien

Stage  » Ten Chi Jin  » avec Stéphane Ladegaillerie – 14 & 15 décembre

Bonjour,

Les 14 et 15 décembre, notre club accueillera un stage de Ninjutsu à Mennecy, animé par Stéphane Ladegaillerie, 15ème dan.
Il vous proposera une immersion dans le Ten Chi Jin (Ciel-Terre-Homme), pilier fondamental du Ninjutsu.

Informations pratiques

Dates : 14 & 15 décembre
Horaires : Samedi 10h30 – 18h | Dimanche 10h30 – 16h
Lieu : Salle Gilbert Franco, avenue de Villeroy, Mennecy

Tarifs

Deux jours : 70 €
Une journée : 40 €

Ne manquez pas cette occasion de progresser avec un enseignant qui a près de 40 ans de pratique, et de partager deux jours de pratique enrichissante dans une ambiance vivante et studieuse.
Que vous soyez débutant ou pratiquant expérimenté, ce stage s’adresse à tous les passionnés souhaitant approfondir leur art et leur compréhension du Ten Chi Jin.

Inscrivez-vous dès maintenant pour réserver votre place et rejoignez-nous pour vivre pleinement l’esprit du Ninjutsu !
https://my.weezevent.com/stage-ten-chi-jin-stephane-ladegaillerie

Au plaisir de nous voir sur le tatami.
Damien

Dates de reprise (septembre 2024)

Bonjour,

C’est demain la rentrée des classes, et avec elle la reprise officielle des cours de ninjutsu.

Les cours ne vont cependant pas tous reprendre cette semaine, du fait du forum à Soisy samedi prochain, et de la fin de travaux du gymnase intercommunal.

Voici donc le démarrage par cours et par salle :

Cette semaine

  • Lundi 02/09 20h : Salle Fanco – Mennecy
  • Mercredi 04/09 20h : Salle Fanco – Mennecy (seulement cette semaine)
  • Samedi 07/09 10h : Salle Fanco – Mennecy

La semaine prochaine

  • Mercredi 11/09 20h : Gymnase Intercommunal, rue Louise de Vilmorin, Mennecy
  • Vendredi 13/09 20h30 : Gymnase des Meillottes, Soisy-sur-Seine

Par la suite nous aurons le rythme normal (voir Horaire et tarifs)

A bientôt !
Damien

Rentrée 2024-2025

Bonjour, j’espère que vous avez passé un bel été.

Voici le temps de reprendre les activités
(même si l’entraînement n’a jamais vraiment cessé de tout l’été 😉 )

Forum des associations

Pour démarrer la saison, nous participons à deux forums des associations :
samedi 31 août à Mennecy (Parc de Villeroy, au niveau de l’Orangerie)
samedi 07 septembre à Soisy-sur-Seine (gymnase des Meillottes)

Nous avons déjà l’heure de la démonstration à Mennecy : nous passons de 17h à 17h15

Celle de Soisy n’est pas encore programmée, mais elle aura très probablement lieu en milieu d’après-midi.

Reprise des cours

Nous reprenons officiellement les cours :
– le 2 septembre à Mennecy
– le 13 septembre à Soisy-sur-Seine

Vous pouvez trouver, sur ce site, les renseignements sur les horaires et tarifs, ainsi que sur le déroulement des cours.

Si vous souhaitez découvrir notre art, le mieux est de venir sur le tatami pour un cours d’essai.
Pour cela il vous suffit de vous présenter à l’heure de début de cours, avec :
– des vêtements souples
– une paire de chaussettes propres
– un bouteille d’eau
– le questionnaire de santé rempli (pour une question d’assurance)
Télécharger le questionnaire de santé (personne MAJEURE) | (personne MINEURE)

Nouveautés

Cette année nous changeons de lieu pour le cours du mercredi, nous serons au gymnase (tout neuf !) de la Communauté de Commune Val d’Essonne, avec une grande et belle salle… dont la hauteur de plafond nous permettra de pratiquer le sabre sans risquer de percer le plafond !

Le nouveau t-shirt du club est en cours de réalisation, et il promet d’être de toute beauté, grâce aux talents de dessinateur de notre ami Roger.
Il devrait être prêt courant septembre, mais vous pourrez en commander un ou plusieurs dès la rentrée, en précisant votre taille S, M, L, XL, XXL (nous n’avons pas encore les tarifs définitifs, mais le prix d’un t-shirt sera compris entre 20 et 30€).

Au plaisir de nous (re)voir sur le tatami, ou en dehors !
Damien

Assemblée générale

Bonjour,

L’année scolaire se termine bientôt, et nous allons avoir l’Assemblée Générale du club.
Elle aura lieu le 06 juillet à 11h30, salle Franco à Mennecy.

Si vous ne pouvez pas venir, vous pouvez vous faire représenter en remplissant un pouvoir au nom d’une personne présente :

L’AG sera suivie d’un repas, où chacun amènera quelque chose.

Au plaisir de vous retrouver nombreux !

Damien

Day trip: Kamakura + Enoshima

Carnet de voyage, par Julia

Lors de chaque séjour au Japon, nous réservons un ou deux jours « off » (sans entraînement) pour sortir un peu de Kashiwa. Cette année, nous avons choisi de retourner à Kamakura, que nous avions déjà visité l’an dernier. L’endroit nous avait laissé un souvenir absolument délicieux : c’était donc une sorte de pèlerinage, une expérience à revivre et à savourer. Car oui, Kamakura est connu pour sa multitude de temples, et en plus d’être très sensibles à l’énergie spirituelle du lieu, notre repas du midi avait été une expérience proche de l’illumination.
(j’exagère un peu pour le côté lyrique, mais pas tant que ça non plus…)

BREF, nous voilà levés de bonne heure et de bonne humeur, et dans le train en direction de la côte. Au bout d’une heure, les énormes gratte-ciels tokyoïtes laissent la place à des petites maisons basses qui recouvrent des collines, parsemées de grosses touffes d’arbres et de quelques cerisiers au bord de leur floraison. Le Shônan est la région côtière juste au Sud de Tokyo, et c’est la destination idéale pour ceux qui veulent rapidement s’évader de la grande ville.

Nous arrivons en gare de Kamakura, et nous ne sommes manifestement pas les seuls car l’endroit est bien peuplé malgré une météo humide. Les konbini devant la gare nous permettent de rassembler nos esprits (= boire un café) et de s’équiper, car le temps est passé de grisaille à pluie fine. Je fais l’acquisition d’une sorte de poncho en plastique, que je choisis de placer par-dessus mon sweat-capuche et mon sac à dos : mon surnom pour la journée est tout trouvé, je serai Kamehime-sama (la Princesse Tortue).


L’itinéraire avait été établi à l’avance et nous nous en félicitons, car nous partons à l’opposé du flux de touristes. Les gars me font confiance (optimiste de leur part, vu mon niveau de swag), je dégaine Guguru-sensei pour retrouver le petit temple que j’avais repéré, et nous nous mettons en marche à travers des petites rues anonymes.

Après quelques pâtés de maisons aux jardins charmants, nous arrivons au temple Myōhō–ji, et la magie opère. Nous entrons dans l’enceinte du temple, la nature est partout, et nous nous faisons happer par le bruit de la pluie qui tombe le long des gouttières.


Le temple n’est pas dans un jardin, le temple est le jardin. Le lieu nous amène à nous taire, à écouter, à se laisser disparaître dans la verdure environnante. Nos pas nous emmènent vers la forêt, où grimpe un magnifique escalier en pierre recouvert de mousse.


La pluie fine qui continue à tomber renforce l’atmosphère mystique de la forêt, nous avons l’impression d’être seuls au monde, et explorons avec un ravissement contenu ce bout de montagne sacré.


Nous grimpons, les différents éléments du temple sont étalés à flanc de montagne. Chacun suit son rythme et sa curiosité, notre petite compagnie s’éparpille pour profiter de ces instants hors du temps. Chaque tournant du sentier dévoile un nouveau tableau, on a envie de tout prendre en photo tellement c’est beau.


Le moment s’imprègne en nous, en même temps que l’air mouillé et les odeurs végétales. On se retrouve tous ensemble au sommet du sentier, où nous attend une belle vue dégagée sur le paysage : la petite ville qui s’étale à nos pieds, l’océan en toile de fond.
C’est beau.
On est heureux.


Allez, c’est bien beau les temples et l’élévation spirituelle, mais nos ventres gargouillent et la prochaine étape de notre périple est tout aussi importante.

Une petite marche tonique achève de nous ouvrir l’appétit, nous sommes prêts à accueillir dans nos cœurs : le Tonkatsu Divin.


Nous avions découvert ce restaurant l’année dernière, et je dois l’avouer, le souvenir de ce délice a bien pesé dans la balance quant au choix de notre destination pour notre journée en goguette. Bref, on a vérifié, c’est toujours extrêmement délicieux.

On enchaîne sur une déambulation dans la rue commerçante de Kamakura, lieu idéal pour trouver des jolis souvenirs et se faire un petit bain de foule.
Cela dit, pas trop le temps de niaiser, notre prochaine destination nous attend. On reprend le train, sur l’emblématique Enoden, une ligne de chemin de fer électrique connue des passionnés et qui longe la côte en offrant une vue imprenable (et une proximité marquée avec les bâtiments qui longent la voie).





Le train nous permet de souffler un peu…

Next stop : Enoshima !


C’est une petite île aux pentes raides, balayée par les vents du Pacifique. Nous arpentons les rues en soufflant un peu (ça grimpe !), en admirant le paysage et les petits commerces. En dehors des chemins aménagés, la nature reprend vite ses droits, à coups de falaises et d’arbres penchés sous les rafales continues.


Il faut aussi faire gaffe à son sandwich, car des faucons rôdent (!) et n’hésitent pas à faire des piqués (!) pour venir choper les casse-croûtes dans les mains des touristes inattentifs. (L’année prochaine je prévois des moufles et je prendrai un snack exprès pour me le faire voler, je veux vivre l’expérience !)
Seul grand absent de ce jour : le Mont Fuji, qu’on peut normalement apercevoir depuis l’île. Malheureusement pour nous, malgré une bonne demi-heure passée à plisser les yeux pour essayer de deviner sa silhouette, il restera caché derrière les nuages…


Nous nous consolons avec quelques temples, joliment mis en valeur par la floraison printanière. La balade nous donne l’occasion d’apprécier les premiers sakura. D’ailleurs, lors d’une pause sur un banc bien placé, nous découvrons que nous ne sommes pas les seuls à nous régaler du spectacle : une bande d’écureuils s’affaire juste au-dessus de nos têtes, et grignote consciencieusement les fleurs ! Spectacle gracieux et réjouissant, ça doit être une période de festin pour eux 😊









Maintenant que nos pieds sont suffisamment endoloris et que notre soif d’aventure est quelque peu étanchée, nous retournons vers la gare. Reste néanmoins une dernière étape sur notre circuit, bien parti pour devenir une tradition annuelle : le ramen.


Exactement ce qu’il nous faut après avoir bravé les éléments, le bouillon est délicieux et le réconfort est total. C’est encore meilleur que l’an dernier, et rendez-vous est pris auprès du chef cuisinier (ramenier ??) pour qu’il nous montre ses nouveaux progrès l’an prochain ! Nous espérons pouvoir y retourner, encore plus nombreux, avec un maximum de copains qui viendront découvrir la magie des voyages au Japon 😊