Japon – Veille du Daïkomyosaï (suite)

Le temps file à toute vitesse, je réalise que j’ai oublié de parler de certains cours, de certains shihans. Je lâche donc un peu le côté chronologique, pour partager un maximum de choses, tant que c’est encore frais dans ma mémoire.

Je voudrais évoquer notamment Oguri sensei, qui m’a fortement impressionné par ses postures : comme si chacun de ses gestes était poussé par le sol par l’intermédiaire des mollets et des hanches (c’est difficile à faire passer juste en le décrivant). Son « style » est assez étonnant : il avance inexorablement sur son partenaire et va littéralement se coller à lui. On a l’impression qu’il le comprime sur lui-même, qu’il lui vrille tout le corps, jusqu’au moment où uke s’écroule de lui-même comme un château de cartes !

Lundi nous avons eu une journée magnifique, enchaînant les cours de Shiraishi, Arnaud et Nagato.

Cours avec Shiraïshi :

"Always smile"

J’ai beaucoup aimé ce cours, il m’a permis de commencer la journée de façon idéale, en douceur, et m’a mis sur les rails pour suivre les cours suivants dans de bonnes dispositions.

Nous arrivons près d’une demi-heure en avance avec les copains, et nous rendons compte qu’il y a déjà du monde

sur le tatami et que ça travaille déjà. Au moment où j’entre, un des pratiquants japonais se tourne vers nous et nous salue avec un grand sourire, il s’agit en

fait de Shiraishi sensei, qui tourne entre chaque pratiquant pendant l’échauffement. Il vient vers nous, salue chacun chaleureusement, et nous invite à venir rejoindre les pratiquants déjà sur le tatami.

Son cours sera basé sur le déplacement, il nous fait expérimenter différentes techniques, en insistant sur le fait de ne mettre aucune force, mais de sourire, pivoter pieds et hanches et laisser les choses se faire avec douceur. Il répétera à plusieurs reprises en anglais que l’on développe une grande puissance par ce type de travail, et que ça fonctionne à tous les coups.

J’ai apprécié aussi le fait que, pour chaque exercice, Shiraïshi sensei passe voir chaque pratiquant pour lui faire ressentir la technique.

Le cours pourrait se résumer en deux phrases : marchez correctement… et gardez le sourire quoiqu’il arrive.

Le t-shirt du Shiraïshi dojoD’ailleurs j’ai beaucoup aimé le t-shirt de son dojo, qui dit d’un

côté « always smile » et de l’autre côté « Give your opponent a magic moment » !

Il est déjà tard, j’enverrai mes notes sur les cours d’Arnaud et Nagato dans le prochain post.

Amitiés,

Damien

Japon – Veille du Daïkomyosaï

Encore une journée superbe, même si la fatigue se fait ressentir. Les plus grands nous font cours et ce matin c’est Arnaud qui nous a enseigné les armes. Il est tout simplement magistral. Je n y connais pas grand chose en budo mais son talent est palpable. Les démonstrations sont toujours replacées dans leur contexte historique ce qui nous permet de mieux comprendre le pourquoi de chaque mouvement et attaque. De plus, nous avions la chance d’avoir des armures pour en observer les failles ce qui permettait d’enrichir les commentaires.

Le soir, a défaut de voir sensei, nous avons profité du cours de Noguchi dans la plus grande salle des arts martiaux de Tokyo, c’est formidable ! Nous devions être environ 200, tous grades confondus en sachant qu’il y très peu de ceintures vertes et encore moins de ceintures blanches voir pas du tout.

Plus je pratique, moins je comprends mais tout est normal, a priori je dois m y faire.

Voilà, je vais finir ma soirée avec ce texte tout en m’étirant. Ca fait mal !!!!!!!!!!!!!!

Amicalement,

Vincent

Japon – Jour 4 (Vincent)

Les cours s’enchainent mais ne se ressemblent pas. Chaque maître a un apprentissage diffèrent. Grace à eux, je découvre la diversité du Budo. Quand on regarde les techniques, les gestes, les déplacements paraissent simples et accessibles mais la difficulté apparait très rapidement lorsqu’on est face à notre Uke.
Les techniques s’enchainent en passant d’une variante à une autre. Il est très instructif de variés ses partenaires de jeu, afin de prendre ce qu’ils ont a nous donné. Chacun à des aptitudes et des sensibilités différentes, les Ukes me permettent de prendre conscience également de mes défauts (très nombreux : ))
J’apprécie vraiment ce que je vis au japon, surtout au point de vue humain même si le fait de se retrouver face à soi est quelques peu déstabilisant.

Vincent

Japon – Jour 4 (Damien)

Cours avec Nagato sensei

Ce qui me frappe au premier abord chez Nagato sensei, c’est son attitude, très guerrière, l’impression de puissance qui se dégage de lui : regard perçant, cou de taureau, rectitude de la posture, hanches puissantes…

Concernant le cours, j’avoue ne pas avoir compris grand-chose… encore moins que d’habitude devrais-je dire. Ou peut-être est-ce la différence entre « je crois avoir compris » et « je me rend compte que je n’ai rien compris ! ». La compréhension mentale ne pouvant se faire qu’à partir de notre niveau actuel… il ne reste plus qu’à souhaiter que l’intégration se fasse à d’autres niveaux, sans passer par le mental (le shutô par exemple est un bon moyen d’intégration directe par le corps !).

Nous travaillons sur un enchaînement de deux attaques au poing.

Pour ce que je perçois, Nagato montre que l’on va absorber par la distance et contrôler les mains de uke en permanence, avec beaucoup de légèreté, pour se déplacer librement vers uke tout en le fixant sur place, en mode « rouleau compresseur ». Il montre notamment un moyen de contrôle assez surprenant, qui est de poser le bras d’uke contre le cou de tori ce qui libère une main à ce dernier, qu’il va pouvoir utiliser à bon escient pour placer un atemi ou saisir la deuxième main d’uke, par exemple.

Un autre mode de contrôle consiste à utiliser le bras d’uke comme un bouclier en le plaçant devant sa deuxième attaque.

Il montre aussi un déplacement qui le fait littéralement disparaître sous le bras d’uke en descendant sur ses jambes après avoir envoyé l’intention d’atemi vers le visage d’uke, ce qui lui permet de se retrouver « côté mort », et de contrôler le bras par l’extérieur et d’avoir accès à butsumetsu ou à la tête.
De façon générale, Nagato montre les techniques tranquillement, en marchant autour de uke, qui n’a visiblement aucune échappatoire. Il montre assez peu de frappes, mais on sent qu’à tout moment ça peut partir : pour compléter la métaphore utilisée plus haut, il s’agirait d’un rouleau compresseur, avec des missiles prêts à partir à chaque instant !

Cours avec Hatsumi sensei

Lors de ce cours, je ressens beaucoup plus le côté guerrier d’Hatsumi sensei, mais il est probable que mon état d’esprit soit différent de la veille, ce qui influe donc sur mon ressenti (comme quoi le ressenti est très subjectif et impermanent).

Je dis « guerrier » mais on pourrait aussi dire tout simplement « présent et vivant », comme s’il occupait tout l’espace du dojo dès son entrée. Et toujours cette façon d’enseigner avec une joie et un amusement communicatifs.

Sensei montre des techniques où l’on se retrouve près d’uke. Si je comprends bien, il explique que, dans les espaces exigus on va bouger à partir des épaules (mais toujours kadara, en étant dans sa posture, pour que tout le corps soit mobilisé) et utiliser les coudes, ce qui permet de garder les mains libres pour utiliser fudoken, happaken etc, et les doigts pour contacter les kyushô.

Hatsumi sensei montrera notamment un atemi du coude à butsumetsu, avant de remonter happa ken au menton, enchaîner avec fudô ken à la gorge, et éventuellement suivre uke dans son déséquilibre pour le contrôler à partir des kyushô du visage.

A plusieurs reprise, sensei insistera sur le fait d’être ni fort, ni faible, juste à l’équilibre, au zéro.

Et, formant un cercle avec ses deux mains, il explique qu’à travers le zéro on peut voir. Sauf si c’est un miroir, auquel cas il permet seulement de se voir… et sert aux femmes à se maquiller !

Le Honbu Dojo

Amitiés,

Damien

Bravo à Sylvie & Alain

La France compte deux nouveaux shidoshis depuis hier soir, au cours de Sensei. Bravo au dojo de Gérald de Laxou, Nancy

Petite photo à leur réveil ce matin, fatigués et heureux.

Amitiés

Damien, Stéphane, Cédric

Japon – Jour 2

Premier cours avec Hatsumi sensei !

Nous sommes très nombreux au HONBU DOJO. La légère tension que je ressentais en attendant le début du cours se relâche à l’entrée du sensei : il arrive avec un grand sourire et salue l’assemblée joyeusement, très simplement, avant de se mettre en position pour le salut.

Pour ce que j’en comprends, l’essentiel du cours portera sur l’utilisation des doigts pour sentir, et atteindre les kyusho (« points douloureux »)

Hatsumi sensei indique que les kyusho permettent non seulement de contrôler uke par la douleur mais aussi de prendre son centre. Il indique aussi qu’il est important de ressentir ces points douloureux en tant qu’uke, pour connaître cette sensation : ce sont des arts martiaux, la douleur fait partie de ce que l’on doit expérimenter.

Il insiste plusieurs fois sur le fait qu’il est important de développer la finesse de sensation des doigts, et être libre, naturel, pour pouvoir passer naturellement d’un kyusho à un autre.

A plusieurs reprises il répétera qu’il s’agit juste d’infliger une douleur terrible, sans blesser son partenaire (et cela inclut aussi l’attention à l’environnement pour protéger uke).

Les principaux kyusho qu’il montrera sont les yeux et la base du nez, mais aussi la joue, la machoire etc. et finalement, tout ce qui peut se présenter selon la situation, grâce à une lecture du corps d’uke et à l’utilisation naturelle des doigts ; un peu comme si le corps du partenaire était un piano, dont les kyusho seraient les touches… et tori le pianiste qui improvise naturellement en passant d’une touche à l’autre, ce qui fait vibrer les cordes à l’intérieur d’uke.

Pendant la pause, Hatsumi sensei prend soin de réaliser des calligraphies pour les élèves qui le lui demandent.

De lui, je retiens en particulier le côté joyeux, l’impression qu’il m’a donné de beaucoup s’amuser sur le tatami, et la bienveillance qu’il manifeste y compris lorsqu’il « torture » gaiement ses uke en démontrant les points douloureux.

Ma première photo avec Hatsumi sensei

      Damien

Japon – Jour 1

Ça y est nous sommes au HANBU DOJO, pour un 1er cours avec Noguchi sensei. La salle est pleine, nous nous serrons pour faire le salut, puis faisons cercle autour de Noguchi

Il nous fait travailler uke nagashi et gedan uke sur un enchaînement de deux attaques au poing et une au pied. Rapidement il passe à des variantes, qu’il démontre sur différentes personnes de l’assistance : sortir extérieur ou intérieur, projeter sans toucher uke avec les mains juste en déplaçant tout le corps pour prendre l’équilibre d’uke sur son attaque au pied.

L’idée principale que j’ai pu noter est le travail de positionnement des hanches, qui permet de libérer les bras et les jambes (passer de façon naturelle à icho par exemple). Dans ce sens, il montre qu’on peut jouer sur notre envergure pour faire réagir uke, que l’on peut faire varier les angles de frappe, toucher les différents points vitaux quel que soit notre position, voire utiliser les bras totalement relâchés comme des fouets. Il nous fera travailler notamment des enchaînements de happa ken (deux happa ken sur le bras qui fixent uke et un à suigetsu) fixer le corps ou l’attention d’uke.

Après nous voyons quelques exercices de prise de centre sans utiliser les mains, en prenant l’exemple d’une situation où tori aurait les mains attachées, devant ou derrière le dos, puis des frappes avec les bras totalement relâchés, utilisés comme des fouets.

Noguchi montre que l’on peut passer d’une arme naturelle à l’autre, en fonction de ce que nous présente uke, de façon très libre et très simple (par exemple contrôler uke en utilisant juste un doigt à la base de la gorge, l’intérieur de la cuisse ou la hanche). Ce qui me frappe, c’est l’impression que son corps entier est toujours derrière ses mains.

Amitiés,

Damien

Le JAPON c’est parti….

Bonjour, il est 7 hoo du matin pour nous

nuit courte mais reposante

et 1er cours hier soir au Hombu et 1er cours au Japon pour Damien et Vincent.

Nous allons laisser au quotidien sur les pages videos et photos notre vie en numérique. et  nous alimenterons régulieremnent le blog avec nos aventures nipponnes.

amitiés

Vincent, Damien & Cedric

L’art ninja à la une Merci Steph

Le ninjutsu, l’art de la dissimulation

Arts martiaux. Au-delà des clichés véhiculés par les films américains,
l’art des ninjas 
est bien plus qu’une méthode de combat. Une philosophie
du quotidien. 
Reportage à Vanves dans le cours de Stéphane Ladegaillerie

 Quand on lui demande avec un poil de naïveté si le ninjutsu est efficace, Stéphane Ladegaillerie ne passe pas par quatre chemins. Il salue un de ses élèves qui lui porte une attaque. Esquive du bras, feinte pour placer un coup de pied dans l’estomac, arm lock à la volée qui se termine au sol, le genou appuyé sur le coude de son uke. La scène éclair n’a duré que quelques secondes. « Un minimum d’effort pour un maximum d’efficacité », vantait-il sur son site Internet. La formule sonne on ne peut plus juste.

Nous sommes le mercredi 19 octobre, à l’école d’arts martiaux Fushan Kwoon, à Vanves (Hauts-de-Seine). Dans une salle exiguë au sous-sol, près de vingt-cinq élèves sont rassemblés, en tenue. Pas un élément ne manque hormis la fameuse cagoule. Les kimonos noirs très élégants se terminent par des guêtres qui permettent d’y introduire des armes. Aux pieds, de drôles de chaussures à deux doigts, les tabis. « Shikin Haramitsu Daikomyô », poussent-ils en chœur au moment du salut. La formule rituelle (intraduisible littéralement) signifie que dans chaque chose, il y a un enseignement à apprendre au quotidien. A commencer par un apprentissage progressif du Japonais. « Plus on avance dans la maîtrise de cet art martial, plus la langue devient incontournable, explique Stéphane Ladegaillerie.On n’acquiert pas qu’une technique au Bujinkan. On apprend surtout à se forger une culture, une philosophie. »

Les femmes ont une progression plus rapide, car elles travaillent davantage dans la douceur.

Le Bujinkan regroupe neuf écoles (donc neuf enseignements différents) créées entre le IXe et le XVesiècle au Japon et réhabilitées dans les années 1970 par Masaaki Hatsumi qui reçut l’immense privilège de la part du légendaire Toshitsugu Takaamtsu (« le Tigre de Mongolie ») d’exporter et d’enseigner l’art des ninjas dans le monde entier. « Masaaki Hatsumi est toujours vivant. C’est un exemple pour nous,affirme M. Ladegaillerie. A 80 ans, il est très actif même s’il voyage moins maintenant, mais le travail est fait. Il existe 4 ou 5 structures de ninjutsu dans les grandes villes. Ça se pratique partout en France (plus de 2000 licenciés) et dans toute l’Europe, les adeptes se retrouvent lors de stages fabuleux. »

Stéphane Ladegaillerie, shihan (13e dan au Japon), accorde une grande importance à la précision des mouvements.

Sur le tapis, après un petit échauffement, on commence la technique. Aujourd’hui, deux nouvelles têtes ont fait leur apparition. Deux filles rapidement prises en charge par les plus gradés. « C’est un vrai plus quand des filles viennent à nos cours, se réjouit le professeur. Elles progressent beaucoup plus vite car elles travaillent dans la douceur. Les garçons, eux, sont plus dans la force. Au début, il faut leur faire accepter que l’efficacité vient de la précision du mouvement. » Déplacements fluides, blocages, clés, torsions, maniement des armes… le programme est vaste pour être un combattant complet et prétendre au XVe dan, le grade le plus élevé. Stéphane Ladegaillerie, lui, est shihan (13e dan au Japon). Il pratique le Bujinkan depuis près de 25 ans. Comme tous les mordus de cet art martial, il a dû faire valider tous ses dan au pays du Soleil-Levant (à raison d’un voyage par an) : « Dans mon cours, je fais passer les grades selon le programme du Ten Chi jin (du protek de a.cousergue  koi martial art) reconnu par la Fédération française du  sport travailliste. Du 1er au 9ekyu, on est ceinture blanche, puis ceinture verte. Ensuite, à partir du 1er dan, on porte une ceinture noire. Pour autant, tout cela est secondaire. Le grade n’est pas révélateur d’un niveau. On les valide quand on est prêt. Tout dépend de l’investissement. C’est une boîte vide qui nous donnée à la base. Tout le travail va consister à la remplir de qualités aussi bien techniques qu’humaines. C’est tout le sens que nous donnons à la progression. »

Arm lock imparable exécuté par le sensei.

La patience est une des vertus du Bujinkan. L’éventail des techniques à maîtriser est large.« Quand j’ai commencé il y a deux ans, les valeurs m’ont tout de suite plu, témoigne Julien, la trentaine. Il faut savoir être humble et précis. Beaucoup abandonnent vite parce que la progression est lente. C’est un travail de longue haleine. » Dans ce cours, certains en sont à leur première heure, le plus expérimenté a entamé sa seizième année. « Ici, la sélection se fait naturellement. Ceux qui ont envie de progresser restent. Parfois, on voit arriver des gens qui veulent se battre, mais on leur fait comprendre qu’ils se sont trompés d’endroit,tranche Stéphane Ladegaillerie. Le but d’un pratiquant dans notre art, c’est qu’il arrive par la technique à acquérir une philosophie de vie. La société dans laquelle nous vivons est très menaçante, assez incertaine. Grâce au Bujinkan, un pratiquant va acquérir des techniques qui vont le renforcer, une certaine endurance, une confiance qui va lui servir dans la vie de tous les jours. Savoir que l’on peut se défendre et s’adapter à tout type d’adversaire est un atout majeur. »

Mercenaires, voleurs, tueurs de sang-froid… l’image du ninja dans la société n’est pourtant pas des plus reluisantes et semble contraster en bien des points avec une quelconque « philosophie ». « C’est tout le problème des films américains,rétorque M. Ladegaillerie.Pendant des années, on a tourné des films qui faisaient sensation. A tel point que le ninja est devenu un mythe sombre malgré lui. Cet art est né d’une nécessité : celle de se défendre. Les paysans qui voulaient protéger leur famille au Japon et ne pas être spoliés par les guerriers du seigneur, devaient pouvoir riposter. C’est devenu tellement efficace que c’est devenu une stratégie militaire. » Le lieu confiné de l’entraînement se prête d’ailleurs particulièrement à ce contexte. « Comme sur un champ de bataille, il faut être au aguets, savoir qui est ton ennemi, qui est de ton clan, voir venir le danger de devant ou de derrière, décrypte le sensei. C’est pour ça que moins on perd de temps, plus on est efficace. »

Le Bujinkan est le seul art martial où l’on travaille avec deux adversaires en même temps.

Il est presque 22 heures, fin officielle du cours. Stéphane Ladegaillerie fait une démonstration de haut vol face à deux adversaires. A observer les déplacements précis qui sollicitent tous les muscles du corps, les sens en éveil et le regard furtif, on s’aperçoit de l’efficacité de cet art martial. Le professeur sort un sabre. En une fraction de seconde, l’attention des adversaires est détournée. « L’efficacité des Shuriken (étoiles japonaises, juttes, éventails, kunaï) est encore un mythe. Ces armes sont faites pour détourner l’attention et frapper l’adversaire là où il ne s’y attend pas », explique Stéphane Ladegaillerie en laissant tomber un objet que je m’entête à suivre des yeux. Trop tard, le sensei est déjà face à moi, dangereusement près. Ces deux heures de cours n’auront pas suffi. Il me reste encore bien des choses à apprendre.

Florent Bouteiller

Site Web du club à Vanves; 06 84 02 87 05

Points de repères sur le Bujinkan

  • Bujinkan : Terme inventé par Masaaki Hatsumi au début des années 70 pour désigner le ninjutsu, ce dernier étant trop attaché aux ninjas et à la mauvaise réputation qui leur collait à la peau.
  • Le ninjutsu est reconnu par la Fédération française des sports travaillistes (FFST)
  • Les armes sont nombreuses : Le couteau, le jutte, l’éventail, le kunaï, le bâton (court, moyen et long), les sabres (katana, Tachi), la lance, la corde, les chaînes, la hallebarde, le shuriken ou encore les griffes métalliques (shuko) car les ninjas étaient de redoutables grimpeurs.
  • Citations de Masaaki Hatsumi :

– « Fort » et « faible » sont des mots courants sur les lèvres des pratiquants d’arts martiaux. J’ai établi une règle pour montrer à mes élèves qu’ils doivent se conduire avec autant de droiture que possible, en accomplissant les devoirs du Ninja. Pour moi, c’est cela qu’être fort signifie. Après tout, pour comprendre un héros un homme doit être un héros lui-même.Je n’apprends pas à mes étudiants à vaincre des ennemis, mais à devenir des hommes qui puissent vivre.

– Aucun pratiquant d’arts martiaux, aucun Ninja, n’aime le combat ni la violence. Un Ninja dans le vrai sens du terme est un artiste qui aime et respecte la beauté de la nature et celle de l’esprit.


News du dojo

Bonjour

  • Nous reprenons les cours ce vendredi  au dojo  de soisy
  • Bonne news à  la  MAM  « maison des art martiaux »    A partir de lundi prochain nous aurons cours à Etiolles à partir de 20h.
  • Pour ceux qui participeront le week end prochain au 1er stage de la FFST, vous êtes les bienvenus sur la page d’inscription pour le shidoshikai/stage fédéral 2011 qui aura lieu à Strasbourg le 11,12 et 13 Novembre 2011
    Le but de cette inscription est de  permettre d’anticiper le nombre de personnes et donc de  permettre une meilleure organisation.
    L’inscription n’est pas obligatoire pour participer, mais si vous êtes sur de venir merci de la remplir

Amitiés

Cédric