Stage retour Japon

 

 

Vous le savez tous, ce week end à Vincennes, Arnaud fait son stage retour Japon.

Jean Marie qui s’occupe des repas du midi, ne pourra être au stage dimanche.

Est ‘il possible à l’un d’entre vous de récupérer dimanche matin la nourriture chez Jean Marie.

Si oui mettez vous en rapport avec lui ce soir au cours ou par téléphone.

Merci & bon stage

Amitiés

Cédric

Daïkomyosaï J2

Daikomyosai-J2

En ce deuxième jour de Dakyomyosaï il pleut pour la première fois depuis notre arrivée au Japon. Nous nous replions dans un grand réfectoire dont les tables et chaises ont été mis de côté : le ninjustu est un art d’adaptation !

Hatsumi sensei commence la matinée en présentant de petites armes de toutes sortes et toutes formes (notamment

des chaînes et des griffes). Il demande aux 15èmes dan de les travailler pour être à l’aise avec toutes ces armes, et indique qu’il faut s’habituer à toujours aller au-delà pour évoluer et ouvrir notre esprit.

Pendant cette journée encore, Hatsumi sensei insistera sur le concept de Karada, utiliser tout le corps (ou, comme le décrit Arnaud dans son article, faire un avec son corps et le celui d’uke)  afin de pouvoir se débarrasser des adversaires avec un minimum de dépense d’énergie.

Il en montrera différentes applications, par exemple la saisie du crane d’uke du bout de doigts pour prendre son équilibre. Il le démontrera sur plusieurs personnes de l’assistance, qui ont toutes réagi de la même façon : s’écrouler au sol en grimaçant de douleur !

Sur les shime waza (shime = serrer), il montrera le lien entre étranglements, frappes, et postures. Pour ce que j’en comprends, la posture est ce qui importe le plus. L’étranglement et la frappe n’étant que des opportunités transitoires liées aux postures relatives d’uke et de tori, et s’enchaînant naturellement.

Si tori suit le mouvement naturel, alors il n’y a pas de séparation entre les deux : l’étranglement devient frappe, et la frappe devient étranglement. Et le mouvement d’uke devient le mouvement de tori.

A partir d’un travail au couteau, Hatsumi sensei rappelle qu’une erreur courante quand on tient une arme en main consiste à se concentrer sur celle-ci. Là encore il indique de toujours agir à partir du corps “un” -karada- l’arme n’étant qu’une extension de ce corps.  Il aborde à nouveau la notion de kukan : dégainer couteau dans le Kukan et attaquer dans le kukan. Laisser les choses se faire naturellement et en douceur. Cela rejoint le concept Munen muso, ne pas penser, être sans intention.

Pour un couteau caché dans la manche et reposant sur les doigts repliés, il montre un mouvement de relâchement de l’épaule, qui fait descendre le bras et permet de sortir l’arme naturellement. Encore une fois, sensei explique qu’il faut être libre dans ses mouvements d’épaule, et pouvoir bouger tout le corps librement. Cela permet entre autres de ne pas opposer de résistance à uke, de ne pas lui donner de prise et ne jamais être où il nous attendrait.

En parlant de ne jamais être où on l’attend, pour le 3ème jour, Hatsumi sensei nous réservait une surprise de taille ! Cela fera l’objet de mon prochain article.

Damien

Daïkomyosaï J1

Il fait un temps superbe pour ce premier jour de Daïkyomyosaï dans un grand parc de la ville de Noda, au Nord de Tokyo.

Les ninjas sont venus nombreux et de tous pays pour assister à cet évènement auquel sont présents les plus hauts gradés.

Hatsulmi sensei fait beaucoup travailler les 15ème dan : il demande à certains de montrer une technique que l’on va reproduire, puis après nous avoir fait travailler différents aspects de cette technique, en particulier l’utilisation des kyûsho (qui, rappelons-le, correspond  au thème de l’année), il fait défiler hauts gradés qui démontrent leur application de la technique proposée.

Concernant les kyûsho, il parle de trouver les kyûsho dans la structure d’uke, dans l’intégralité de son corps, mais aussi dans l’environnement (après avoir envoyé un de ses uke contre un arbre!).

Il parle aussi de trouver les kyûsho dans le kukan (l’espace vide laissé entre uke et tori) sans intention, laisser faire la nature pour que soit fait ce qui doit être fait. Je le comprends comme se laisser guider par les courants naturels, laisser les doigts suivre les ouvertures, comme si’ils étaient “aspirés”.

Hatsumi sensei évoque à nouveau le zéro, le cercle, symbole que l’on retrouve souvent dans le zen. Il propose de sortir des notions de force/faiblesse, de gagner/perdre, et nous invite à changer de dimension.

Il conclue la journée en nous invitant à retrouver l’aspect naturel des choses, pour pouvoir survivre [dans un monde en pleine mutation ?] et insiste sur le fait qu’il est essentiel de comprendre la nature et de la suivre.

La suite très bientôt…

Damien

retour japon

bonjour nous voilà bien arrivés

il y a cours ce soir au dojo d’Etiolles avec moi

Ce week end il y a stage retour Japon à Vincennes avec Arnaud.

Si vous pouvez, ne le manquez pas, nous avons vécu tellement de grandes choses auprès de Sensei.

pour plus d’infos aller sur blog d’Arnaud.

Amitiés à tous

ps j’espère que vous avez apprécié les articles de Vincent et de Damien pendant notre voyage, il semblerait que de nouveaux soient rajoutés à posteriori.

Un souhait, serait que bcp de N91 soient avec nous à notre prochain voyage. C’est une grande chance de pouvoir rencontrer un Soke dans une vie martiale

Cédric

Les valises sont faites…

Bonjour,

Voilà, notre fantastique voyage au Japon touche à sa fin, et il me reste encore plusieurs articles en cours de rédaction que je terminerai dans l’avion (15h de voyage, cela devrait me laisser le temps!). Je les posterai à mon retour en France.

Anniversaire d'Hatsumi sensei

En guise de « teaser », je puis vous dire que la fin du Daïkomyosaï a été mémorable, et pas seulement la partie « stage » mais aussi la soirée d’anniversaire d’Hatsumi Sensei ! (je ne parle même pas de la suite de la soirée… qui explique en partie le retard que j’ai pris dans la rédaction des articles  🙂

Trajet en train

Qui a dit que les Japonais étaient des gens distants ?!


Je vous retrouve donc à mon retour du Japon pour la suite des articles, et pour l’entraînement avec ceux qui pratiquent chez nous.

Pour ceux que je retrouverai sur le tatami, préparez-vous bien, j’ai fait le plein de techniques secrètes ninjas ! )

A bientôt, au plaisir de vous revoir tous, amitiés

Damien

DKM -J2

Bonjour à tous,

Aujourd’hui à été pour moi une bonne journée comme toutes celles que je passe depuis mon arrivé.
L’entrainement est maintenant notre quotidien mais la fin se fait sentir, alors il faut en profiter un maximum.
Le deuxième jour du stage vient de se terminer, avec des techniques utilisant les kyusho, déséquilibre et douceur.
Dès que j’utilise la force, j’arrête la technique afin de ne progresser que dans le bon chemin.
A ma grande surprise, je suis passé au milieu du cercle des Ninja pour faire une technique avec ma partenaire. Le binôme était intéressant car il y avait une différence de taille significative. J’ai eu un sentiment d’étonnement, un léger stress et un trou noir. La prestation ne fut pas des meilleures mais l’expérience fut mémorable car passer devant Soke et les meilleurs Ninja reste une bonne expérience.
Je sais que la route est longue mais je tente de tirer de chaque expérience une note positive pour évoluer.
Je vous souhaite à tous une bonne journée.

Vincent.

Article d’Arnaud… à lire

http://www.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fkumafr.wordpress.com%2F2011%2F11%2F29%2Fuse-a-telescope-to-see-through-space-and-time%2F&h=_AQHZFbA7AQH7W1hG1dGxXhFmya6ad0jAphx1soXnrRBm6A

Cours d’armes avec Arnaud Cousergue

Le cours commence par un échauffement, mêlant renforcement musculaire spécifique et étirements.

(Pour ceux qui voudraient apprendre ces exercices, il est possible d’en visionner gratuitement la séquence sur koï martial art : http://koimartialart.com/freevideo).

Taïjutsu

Lors de son cours Arnaud reprendra certains concepts abordés par Hatsumi sensei la veille, pour en donner sa compréhension, notamment Tenmon et Chimon, l’aspect spirituel et l’aspect matériel/ formel, qui se rejoignent en Gakumon (la connaissance). Vous pouvez en consulter l’explication d’Arnaud sur son blog : http://kumafr.wordpress.com/
Il reprend aussi ce que Hatsumi sensei explique sur le présent : ne pas être dans le passé ou projeter le résultat l’on voudrait produire, mais être dans le présent. Cela permet de se placer dans le « futur » d’uke qui est forcément en décalage (soit dans sa mémoire, soit dans ce qu’il a envie de faire) et donc d’avoir toujours un temps d’avance sur lui.

Hanbô

A partir des techniques tsuke iri et koshi ori, Arnaud insiste sur l’importance d’apprendre à travailler à partir des pieds et des déplacements et non à partir de l’arme, l’erreur courante consistant à vouloir utiliser l’arme et donc à forcer avec les bras.
Il indique qu’il ne faut pas finir la technique pour éviter de s’attacher au résultat. Il suffit généralement d’induire la réaction d’uke en prenant le contrôle de son mental, en jouant sur ses tensions, ses réactions, pour le faire « bugguer » et le conduire à s’écrouler de lui-même.

Tachi et yari

Arnaud nous donne des indications historiques et tactiques. Par exemple si l’on est dans une situation avec tachi (sabre de cavalerie) et yuroï (l’armure) : contrairement à ce que l’on pourrait croire, le tachi est un bouclier et le yuroï est l’arme. Par contre dans une situation où l’on aurait un tachi et une yari (lance à section triangulaire), la yari devient le bouclier et le tachi est l’arme.

Parmi les indications tactiques sur la yari, Arnaud nous rappelle qu’il va falloir adapter l’utilisation de l’arme au terrain, et notamment toujours placer l’extrémité de la lance au-dessus du niveau de l’herbe, pour éviter d’être ralenti dans les mouvements. Autre indication, on imprime une rotation à la yari lors du tsuki pour augmenter les chances de faire pénétrer la pointe par une faiblesse de l’armure.Yari et yuroï

Nous terminerons le cours avec l’utilisation de la yari et du tachi que l’on va « entremêler » pour créer un blocage sur le bras d’uke et le déséquilibrer. Si l’on replace dans le contexte avec le samouraï en armure, cela nous permet de mieux comprendre l’importance du déséquilibre avant de porter un coup d’estoc.. une fois l’adversaire au sol !

Un concept plus abstrait abordé par Arnaud est celui de ne pas forcément viser dans le corps d’uke mais dans le kukan, les espaces vides autour du corps d’uke : l’effet en est très surprenant, le corps réagissant de façon automatique et se déséquilibrant sans même être touché par l’arme.

En conclusion c’est toujours passionnant de faire des armes avec Arnaud, parce qu’au delà des techniques, il fournit une matrice très ouverte, notamment en les replaçant dans leur contexte, en expliquant les particularités de chaque arme, et en dépassant au final l’aspect purement technique.

Toujours en différé, je vous donnerai demain mes impressions du 1er jour de Daïkomyosaï.

Amitiés,
Damien

DKM 1

Aujourd’hui, c’était le Daïkomyosaï, l’événement se passe dans un parc parfaitement entretenu, sur les tons de l’automne.
Lorsque Sensei arrive, il est accueilli comme une rock star et traverse la foule pour arriver au milieu des Ninjas, il y a même plusieurs cameras pour filmer l’événement.
Le cours commence, Sensei est comme un enfant en train de manipuler les plus hauts gradés comme des poupées, il est impressionnant ! Plein de vigueur et de malice, il n’en reste pas moins redoutable.
Aujourd’hui, j’ai pris les choses comme elles venaient sans me poser de questions, ce qui doit être en parti lié à la fatigue mais ça m’a permis de moins complexer sur mon niveau et de l’assumer. De plus, ce n’est pas à nous élèves de nous juger mais à nos Sempaï. J’ai pris du plaisir au cours des échanges, malgré la difficulté et grâce à mes partenaires, je perçois de plus en plus le sens du mot jouer.
Je souhaite de tout coeur à ceux qui le pourront de faire le déplacement au Japon, c’est une vraie expérience à vivre et surtout dans le monde du Budo.


Je vous dis à demain et à bientôt.

Vincent

Pas de cours vendredi 2 à Soisy

Le gymnase de Soisy accueille la soirée du pianothon, aussi, il n’y aura pas cours ce soir là. Demain jeudi, Jean-Marie assurera le cours à la MAM d’Etiolles à 20h.

Pour ceux qui le peuvent, je vous invite à en profiter pour aller au cours à Vincennes vendredi soir.

A l’attention de nos amis partis au Japon: merci pour vos articles qui nous permettent de partager un peu votre expérience. Nous les guettons avec impatience !

Estelle