Mon 1er Japon

31 mars / 1er avril 2024 – jour 1

Roissy 11h30, après quelques péripéties pour sortir nos étiquettes de bagages,  il est temps d’embarquer, nous voici à bord pour les 13 prochaines heures.

Je peine à dormir et le vol se passe dans cet état 2nd, mélange de fatigue et d’excitation. A peine 2 h de sommeil, Tokyo Narita est à l’approche.

 Ca y est je suis au Japon ! Et je n’y vois rien car tous les hublots sont à moitié fermés et mon siège est au-dessus des ailes… Au cours de la multitude de virages sur les pistes, je devine un ciel nuageux, il a plu récemment.

Bagages récupérés, formalités douanières réglées, nous  prenons nos billets de train pour Kashiwa.

Pénurie de semi-conducteurs oblige, pas de suica card, je prendrai mes tickets de transport à chaque trajet. Enfin nous embarquons dans la métro. Nous quittons Narita pour sortir au grand jour et parcourir la trentaine de kilomètres qui nous séparent de l’hôtel.

Le soleil est au rendez-vous et il fait chaud dans la campagne qui s’étale sous mes yeux. Je vois quelques maisons aux toits typiques avec leur tuiles miroitant sous les rayons du soleil, et quelques champs. Le ciel est lumineux. Les forêts alternent avec les bambouseraies.

Enfin la ville se profile. Plus aucune trace de verdure, les maisons et les immeubles de plus en plus nombreux se succèdent. J’ai l’impression d’être plongé dans un animé se passant dans les 70’s. Entre maisons, enseignes variées à la façon d’une ville  de grande banlieue, traversée par une départementale cernée de panneaux publicitaires.

 Kashiwa enfin ! Et là, je plonge dans l’ambiance. Immeubles, lignes à haute tension aériennes, restaurants (beaucoup de restaurants !), commerces et autres centres commerciaux (beaucoup aussi !), … Une fourmilière à ciel ouvert !

L’hôtel est à 2 pas de la gare, pendant qu’on remplit notre fiche d’arrivée, j’entends le rire communicatif de Julia qui arrive dans mon dos en compagnie de Fred, comme à son habitude elle est toute souriante. Nos chambres ne seront dispos qu’à 14h30, qu’à cela ne tienne ! Nous partons tous manger. Il est quand même 12h30 et il est grand temps de passer aux choses sérieuses.

Damien prend les rênes, je pense que la nourriture occupera une grande partie de ses préoccupations nipponnes ! D’ailleurs, il nous conduit dans un petit restau voisin. J’y mange un oyakodon de toute beauté. Le poulet à ce petit goût de fumé des grillades. Le riz est onctueux, nourri par la sauce, le poulet frit et un jaune d’œuf coulant. Petit intermède d’humour japonais puisqu’oyakodon, dixit maître Capello Julia, signifie « parent et enfant ». (🐔+ 🥚!).

Il est temps de ne pas s’endormir ! Direction Tokyo avec Rémi pour se rendre au temple de Meiji Jingu. Nous sortons du métro et traversons la rue. À l’effervescence citadine succède une petite place ou nous nous trouvons face à un torii gigantesque, véritable porte d’entrée vers le monde invisible des Kamis.

Dans un îlot de calme et de verdure, nous passons près d’1h à nous ressourcer dans cet espace de fraîcheur et de tranquillité. On se purifie à une source sacrée avant de pénétrer dans l’enceinte de ce temple magnifique.

Après l’achat de quelques omamoris colorés,

omamoris : amulettes traditionnelles japonaises shintoïstes ou bouddhistes

nous parcourons, au milieu de la ville, les quelques centaines de mètres qui nous séparent de Shibuya pour une séance photo sur son carrefour légendaire. La foule est immense mais disciplinée. Quelques filles costumées distribuent des flyers. Des karts tout droit sorti de Mario circulent sur la route au milieu du flot de véhicules, des camions aux couleurs de personnages de mangas et couverts de pub, circulent au son d’une j-pop tonitruante qu’ils diffusent volume à fond. Après quelques photos, on se balade dans les rues voisines mais la pluie se met de la partie.

Le retour à Kashiwa est long et le sommeil nous gagne. On se retrouve dans le hall de l’hôtel à 19h30, sauf Julia qui est partie au Honbu. On avale un ramen rapidement et il est temps d’aller se coucher.

Réveillé à 04h00 j’en profite pour écrire ces lignes.

05h13, il faut que j’essaye de dormir un peu pour assurer ma première journée d’entraînements avec Shiraishi et Noguchi senseis.

 Jean-Christophe

Voyage Japon 2024

Bonjour,

Comme certains le savent déjà, nous sommes partis à quelques-uns ce week-end pour le pays du soleil levant.

Comme nous avons coutume de le faire, nous partagerons ici notre vécu sur le tatami, nos impressions de voyage, peut-être nos découvertes (qu’elles soient martiales, culinaires ou autre), quelques photos… et peut-être quelques secrets ninjas qu’on nous aura transmis !

Je vous souhaite autant de plaisir à lire ces récits de voyage, que nous en prenons à les vivre et à les écrire.

1er cours avec Shiraïshi sensei
La saison nous promet de belles photos d’arbres en fleur !

Amitiés,

Damien

Escapade à Kamakura (« photo-reportage »)

La semaine dernière, nous avons passé une journée à Kamakura, à 50km au sud-est de Tokyo, au bord de l’océan Pacifique, avec notre guide locale ジュリア.

Ancienne capitale Shogunale, c’est une destination très prisée des Tokyoites (les temples, l’océan, les restau et commerces, les temples, la nature exubérante… les temples).

Ce jour-là il y avait particulièrement du monde puisque nous étions dans la Golden-week, qui comprend 4 jours fériés. Il y avait surtout beaucoup de jeunes, dont certains en yukata, tenue traditionnelle.

Vous ai-je dit qu’il y avait des temples à Kamakura ?
Le 1er temple que nous visitons a la particularité d’abriter une bambouseraie, et de proposer pour ceux qui le souhaitent une dégustation de thé matcha.
Les bambous… source inépuisable de jolies photos (et encore j’ai résisté à en mettre plus, et vous ai fait une sélection)
Rémi et Julia, rayonnants !
Damien, votre serviteur (et photo-reporter pour la journée !)
Nous attendons notre thé, qui est préparé en battant le thé en poudre auquel on a ajouté de l’eau, avec un fouet (chasen), pour le faire mousser.
On prend le temps de contempler les couleurs, les formes, les textures, notre thé a une belle mousse bien épaisse.
Et on déguste notre thé, assis face aux bambous, profitant du calme et de la beauté du lieu, propice à la méditation, invitation à vivre intensément l’instant présent.
Une pause entre deux temples pour nourrir les carpes koï.
Le deuxième temple est plus éloigné de la ville (heureusement nous avons loué des vélos électriques…parce-que ça grimpe !) et noyé dans la verdure.
Engaku-ji est l’un des plus importants complexes de temples zen au Japon…
… on prend la mesure de son importance quand on se trouve face à l’imposante porte à deux étages !
A gauche de la grande porte, un petit pavillon, bordé de tombes anciennes…
Tient, il y a des flèches….
… nous avons la chance d’apercevoir des pratiquants de Kyudo, la voie l’arc : leur concentration est intense, chaque geste est lent et fluide, puissant et précis, chaque étape exécutée avec le même soin, le tir (Hanare : la séparation) n’étant qu’une étape parmi les autres, et le résultat… insignifiant rapporté à la recherche du geste parfait et de l’harmonie intérieure.
Chut, nous les observons de loin, pour ne pas déranger.
Nous gravissons une pente raide pour accéder à cette cloche monumentale, trésor national.
Imaginez la vibration qu’elle doit produire à travers la montagne, lorsqu’elle est frappée !
Du sommet de la colline, nous apercevons quelques maisons nichées dans la verdure.
La nature, omniprésente, luxuriante, chantante, est sublimée par l’architecture des temples… à moins que ce ne soit le contraire ?
Tout ici semble conçu pour être harmonieux, que ce soit créé de main d’homme ou de la main de Dame nature.
Nos jeunes 7ème dan et Shidoshi, en harmonie aussi avec la nature !
Nous finissons les visites par un Tonkatsu (porc pané avec sa sauce mélangée au sésame que l’on pile soi-même, accompagné d’une salade de chou fraichement coupée, de légumes marinés, de riz et d’une soupe miso): après les nourritures spirituelles, les nourritures terrestres !
Nous finissons la journée au bord de l’océan, soleil couchant derrière le mont Fuji.

Fatigués mais le cœur léger, des images plein la tête, et du soleil plein la peau… nous sommes prêts à retourner sur le tatami !

En espérant que ce partage vous donne (encore plus !) envie de venir vous entraîner avec le grands maîtres japonais et de découvrir cette culture fascinante…
Amitiés,
Damien