bonjour à tous les N91
pour info notre ami journaliste du parisien essonne qui devait venir assister au cours pour produire un article ce samedi dans son journal, à reporter au vendredi 27 janvier
bonne journée
Amitiés
Cédric
bonjour à tous les N91
pour info notre ami journaliste du parisien essonne qui devait venir assister au cours pour produire un article ce samedi dans son journal, à reporter au vendredi 27 janvier
bonne journée
Amitiés
Cédric
bonsoir
petit rappel : les cours reprennent demain soir
pour info : mardi soir c’est à 20h30 que les cours commencent.
bonne soirée et encore merci Damien pour cet article.
Amitiés
Cédric
Pour débuter cette nouvelle année, voici le dernier article de la série sur notre voyage au Japon.
Fin du Daïkomyosaï, nous repassons en coup de vent à l’hôtel pour troquer nos tenues de ninjas contre des tenues de soirée, puis prenons le train et le taxi pour nous rendre à l’hôtel où se passe la réception.
Tout le monde est réuni dans le salle de réception, verre à la main quand Hatsumi sensei fait son apparition au son d’une musique rock, sourire aux lèvres. Son discours d’ouverture est rapide : il tient en quelques mot « mangez, buvez, amusez-vous » et de conclure, comme à chaque fois qu’il a montré une technique sur le tatami « ok play ! » en riant.
La soirée nous réserve de nombreuses surprises, en particulier un groupe de musique hawaïenne qui fait son apparition. Il d’agit d’un groupe célèbre au Japon et que sensei aime beaucoup. Ce dernier semble d’ailleurs très touché, car ses élèves lui en avaient réservé la surprise. D’ailleurs après les premiers morceaux il va remettre au leader du groupe la médaille du Bujinkan, et ne s’arrête pas en si bon chemin : prenant un micro il entonne la chanson aloha oe accompagné par les musiciens, y mettant tout son coeur.

Là encore il est présent dans ce qu’il fait, devenant chanteur aussi naturellement qu’il inflige des douleurs terribles à ses uke… Le beau c’est la splendeur du vrai, nous dit Platon. Eh bien là, sensei nous a vraiment fait passer un beau moment.
Un peu plus tard, il remet ça, en duo cette fois avec Ishizuka sensei, un de ses plus anciens élèves. La complicité est palpable, il s’amusent vraiment, Hatsumi sensei fait même des blagues en chantant. Le ton est donné, les espagnol entonnent une chanson, sensei les rejoint sur scène et chante besa me mucho avec eux, puis saute de la scène à pieds joints, comme un enfant joyeux… avant d’aller souffler les bougies de ses 80 ans ! Plus tard dans la soirée il dansera aussi le flamenco, accompagné de Noguchi sensei, chacun avec sa jeune cavalière espagnole.
En fin de soirée, il nous dit encore quelques mots : « Je voudrais que vous vous souveniez de cette soirée. Au-delà des frontières, des nationalités et des religions, protégez la terre, suivez la nature… et faites des choses folles ! »… avant de repartir au son de la musique rock.
Peut-être est-ce cela kamawan (en termes familiers : “rien à foutre”) ? Non pas de la négligence, ni une vision nihiliste où l’on se moquerait de tout, mais plutôt une relation au monde qui soit vivante : suivre ce que nous indique la nature, faire ce qu’il y a à faire, sans se préoccuper de ce que pensent les autres… ni de ce que l’on pense nous-même ! Le tout avec légèreté, suivant la proposition d’Aristote de “jouer pour devenir sérieux”.
Quel enseignement ! Au-delà du tatami, au-delà même de la voie guerrière, c’est une voie de vie et de liberté que nous transmet Hatsumi sensei.
Bonne année à tous.
Damien
The Ninjas91 and I wish you the best for 2012
Cedric
C’est un vrai plaisir que d’être à ma place, à la tête d’une équipe formidable, et je vous souhaite cette place à tous.
Cette année, j’espère amener un grand nombre de N91 à la ceinture noire.
Parce qu’aujourd’hui nous avons déjà quatre cours par semaine, je voudrais aussi consacrer cette année à nous faire connaître, à utiliser les médias locaux pour qu’un grand nombre de personnes qui veulent découvrir et partager cet art avec nous, viennent nous rejoindre.
En juillet, un petit groupe de N91 devrait repartir à Noda suivre l’enseignement de Sensei.
Dans Tous les cas Je vous souhaite une excellente année 2012
Amitiés
Cedric
bonjour et joyeux Noel à tous.
Khelian Satori est né cette apres midi.
Il va tres bien et Estelle aussi.
Très bon réveillon à tous.
Amitiés
Cédric
Nous donnons le dernier cours de l’année à la MAM ce soir à 19h.
Amitiés,
Cédric
Bonjour à tous les N91, grâce aux gardiens du Budokan, nous avons l’autorisation de l’agglomération pour utiliser à notre gré, pendant cette semaine notre salle d’entraînement.
Je vous invite à nous retrouver demain à 16 h00 à la MAM.
ps : si Estelle n’accouche pas bien-sur.
Sinon il y a cours jusqu’à jeudi soir aux horaires habituels
Amitiés
Cédric
Ps : pouvez vous me laisser un commentaire sur le blog ou un sms pour prévenir de votre venue demain.
merci
cette fois ci c’est une vidéo qu’un journaliste à créée atour de Stephane et du Budo Taijutsu.
Encore bravo à toi Steph et un grand merci
Amitiés
Cédric
Le troisième jour du Daïkomyosaï se déroule dans un gymnase. Comme pour le dojo d’Ayase, nous retirons nos chaussures à l’entrée et enfilons des savates pour accéder aux salles.
Hatsumi sensei arrive, accompagné d’élèves qui portent des valises plus toutes jeunes.
Je ne sais pas encore ce qu’il nous réserve, jusqu’au moment où il ouvre une des valises et en sort des rouleaux : il s’agit d’aquarelles réalisées par son maître, Takamatsu sensei, sur makimono. Il nous explique qu’il est important d’ouvrir son esprit et de connaître tout cela, de s’en imprégner.
Nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises : par la suite nous aurons droit à des rouleaux de toutes sortes (dessins de personnages, d’armes…) et en particulier des densho, sous forme de dessins ou de calligraphies, dont certains datent d’avant l’ère edo, et sont réputés introuvables. Il y en a même certains dont les écoles existent encore et ne les ont pas en leur possession : forcément, ils sont là, sous nos yeux !
Et Hatsumi sensei nous explique simplement que tous ces rouleaux sont venus à lui naturellement.
Ces rouleaux, qui mesurent parfois une bonne dizaine de mètres sont tout simplement incroyables, non seulement par leur rareté, mais aussi par leur beauté et ce qui en émane : les traits sont tracés avec précision et fermeté, dans des styles souvent très différents, parfois vifs et tranchants, parfois ronds et forts, d’autres encore lêgers et déliés.
Au-delà du sens des mots, Hatsumi sensei nous dit que la calligraphie permet de sentir la personnalité de celui qui l’a rédigé, et que regarder ces rouleaux est une forme de budo. Je le conçois comme une invitation à s’imprégner de cette connaissance, même sans comprendre. Un peu comme lorsqu’on nous montre une technique : souvent nous n’en comprenons qu’une infime partie (souvent la partie extérieure, mécanique) mais, en fonction de la qualité de l’enseignant, il y a autre chose qui se transmet de manière directe, sans passer par la compréhension mentale.
Hatsumi sensei conclue sur l’importance de préserver ce savoir, afin qu’il puisse bénéficier au monde et aux générations à venir.
Cependant, ainsi qu’il le rappelle en souriant malicieusement, ce savoir est important, mais il ne suffit pas : il faut aussi s’entraîner !
L’après-midi, nous continuons le travail sur les kyûsho. Comme dans les cours précédents, Hatsumi sensei demande à un 15ème dan de montrer une technique, puis après quelques minutes de pratique nous montre des variantes incluant les kyûsho, insistant sur le mouvement naturel, et l’importance d’avoir le corps le plus libéré possible. Pour moi cela fait lien avec l’exhortation d’Arnaud à ce que nous devenions souples ! Sensei montre notamment des mouvements très libres des épaules, des hanches…et même, avec un brin de facétie, des oreilles !
Sur son blog, dans l’article Use a Telescope to see through Space and Time, Arnaud décrit à un moment la sensation ressentie en saisissant sensei : “Je n’ai rien senti, il a juste disparu.[…] Pour réussir cela Hatsumi sensei joignait simplement ses épaules entre mes bras comme s’il n’avait pas de structure osseuse, pas de cage thoracique au milieu ! ” (j’ai traduit pour les non anglophones^^)
Je ne sais si c’est la saturation liée aux 3 jours, mais rapidement je me sens épuisé, vidé, et il me semble que c’est aussi le cas de mes partenaires, pourtant plus avancés que moi dans le budo. J’ai l’impression que sensei monte d’un cran dans ce qu’il nous montre, contrôlant uke, sans même le toucher, par des mouvements (des ondulations?) subtils de son corps.
Sur les dernières minutes, bien que le style soit très différent, j’ai l’impression d’assister à une démonstration de ô sensei (Morihei Ueshiba, fondateur de l’aïkido) vers la fin de sa vie… aussi «connecté» et inspiré : à ce stade il n’y a même plus de combat, il y a juste la vie !
Amitiés,
Damien
PS: mon prochain article portera sur la soirée d’anniversaire d’Hatsumi sensei, riche elle aussi en rebondissements !