Aujourd’hui mardi, trois cours sont planifiés pour cette journée avec Shiraishi, Noguchi et Tezuka sensei, un maître que Damien connaissait comme ayant été longtemps (et souvent) le uke de Soke, et qui nous a été chaudement recommandé par une consœur grenobloise.

Le maître est plus jeune que la moyenne, une quarantaine d’années et le cours commence sur les chapeaux de roues.
L’homme est dynamique, souriant, d’une célérité impressionnante, à l’instar d’acteurs de film hongkongais bien connus !
Il enchaîne plusieurs techniques et les décline en différentes versions. Il les présente sous forme de kata aériens et c’est curieux mais particulièrement intéressant de le voir dessiner dans les airs des gestes familiers qui prennent assurément une nouvelle dimension !
Il forme des mudras, des figures avec les doigts, comme dans un épisode de Naruto… et tout comme dans l’animé, les uke volent en tous sens et atterrissent parfois lourdement sur le tatami.
Avec son physique menu, il n’en a pas moins un positionnement à toute épreuve, auquel aucun adversaire ne peut résister. Rémi et d’autres pourront en témoigner également, nous avons tous cru à un moment où un autre perdre un bras, un poignet,… mais si le geste est impressionnant, le résultat est surprenant : aucune perte de membre ni aucune douleur durable !
De plus, il est très attentif à revenir dans le détail sur ce qu’il nous montre, et n’hésite pas à refaire plusieurs fois les techniques, voire à en faire un rappel global à la fin du cours, en un seul enchaînement.
Il ajoute qu’une bonne maîtrise, précise et fluide, des kihon happō suffit, en les combinant, à réaliser toutes les autres techniques.
Nous avons encore du matériel à éplucher pour tendre vers la bonne voie !
Je ne pense pas me tromper en disant que Tezuka sensei fera partie des maîtres qui seront suivis au cours des prochains séjours au Japon.
JC